Pourquoi les données valent leur pesant d'or pour le secteur alimentaire

Le secteur alimentaire a un retard considérable en matière de données, estime Carl Jacobs de la plateforme de food management Apicbase. Pourtant l’utilisation efficace des données permet de diminuer les pertes et les coûts et d’augmenter le bénéfice. Comment ? Réponse au RetailDetail Food Congress.


Un domaine encore brumeux

Les cuisines professionnels génèrent une grande quantité de données intéressantes : prix de revient, dates de péremption, données concernant le point de vente, quantité de stock, temps de production … et bien d’autres choses encore. Carl Jacobs, co-fondateur de la plateforme de food management Apicbase, constate une évolution évidente sur le marché alimentaire. « Le secteur s’aperçoit que l’analyse de ces données fournit des informations, permettant d’améliorer les processus, de diminuer les coûts et d’augmenter le bénéfice. Aujourd’hui le food management est un domaine encore brumeux, qui manque de consistance, mais l’utilisation de données peut y remédier. »


L’objectif d’Apicbase est de gérer de manière contrôlée cette grande quantité de données. « 30% de toute la nourriture aboutit à la poubelle. Le fait de mieux acheter, de mieux proportionner et de prendre moins en stock, permet de limiter les pertes et les coûts et d’augmenter le bénéfice. »


Le logiciel d’Apicbase accompagne pas à pas les entreprises qui produisent des repas, principalement dans le secteur horeca, mais également dans l’univers du retail. Comment gérer le stock de repas préparés une fois en rayon ? Y-a-il une manière proactive d’éviter les pertes? Apicbase entend apporter une solution à ces questions grâce à son logiciel qui enregistre et suit le flux de données dans son ensemble.


Au plus de données, au plus de bénéfice

Dans le secteur alimentaire il reste beaucoup de choses à optimaliser, estime Jacobs : « Les secteurs où les données sont déjà très présentes, sont bien plus rentables. Le secteur food commence heureusement à rattraper son retard et à prendre conscience que les données fournissent des informations précieuses. » Toutefois la complexité de l’industrie, avec des produits à moitié finis, des dates de péremption et beaucoup de gaspillage, constitue un obstacle. « Notre objectif est de réduire cette complexité », souligne l’entrepreneur.


« Dans le retail les plats préparés, prêts à consommer occupent de plus en plus de mètres carrés. La nouvelle législation en matière d’’inventorisation impose des critères sévères, aussi pour le gérant de magasin. Gérer le stock, les dates de péremption, les commandes auprès des fournisseurs, mesurer la température, … tout cela est possible en quelques clics sur la tablette. »


Les restaurants doivent se transformer en chaînes

Dans le secteur horeca aussi, il faut réduire la complexité, indique Jacobs : « En Belgique nous allons très certainement assister à une consolidation. L’image du restaurant où l’homme est seul aux fourneaux, tandis sa femme assure le service en salle est encore très présente ici. Ils devront toutefois se convertir en chaîne, en regroupant plusieurs restaurants. »


D’autant plus que les retailers se profilent de plus en plus comme des restaurants, avec leurs vastes comptoirs ‘traiteur’ et leur gamme de plats préparés. « Ils occuperont une place très compétitive face à l’horeca. Les restaurants auront toujours leur place, mais ils devront habilement combiner les deux. Mais comprenez-moi bien, il ne faut pas que tous les restaurants deviennent des McDonald’s. Toutefois nous avons des clients avec 15 à 20 restaurants dont on ne penserait pas qu’ils sont liés. Mais en coulisse ils parviennent à réduire les coûts, notamment au niveau de l’administration et des achats. »


Envie d’en savoir plus sur la gestion des données dans le secteur food ? Alors ne manquez  pas le RetailDetail Food Congress, qui se tiendra le 24 octobre à Malines. Outre Carl Jacobs d’Apicbase, d’autres orateurs y prendront la parole : le chef étoilé Seppe Nobels du restaurant Graanmarkt 13, le directeur innovation Arnaud Lesne de Carrefour, Chris Van Hoof d’Imec, Priscilla Cornet de Coca-Cola European Partners et le responsable e-commerce Jonathan Hertog de Delhaize. Cliquez ici pour obtenir de plus amples informations et pour réserver vos tickets.