Règlementation plus sévère pour la publicité sur l’alcool

D’ici peu les publicités pour l’alcool seront soumises à des règles plus strictes. Le SPF Santé publique sera désormais consulté dans le traitement des plaintes. Les contrevenants risquent des amendes jusqu’à 10.000 euros.


Tenir compte de la santé

La ministre de la Santé Maggie De Block a signé un accord avec le Conseil de la Publicité, la Fédération sectorielle Vinum et Spiritus et la Fédération des Brasseurs belges concernant les règles en matière de publicité pour les boissons alcoolisées. L’accord entrera en vigueur le 2 septembre et prévoit de nouvelles sanctions en cas de non-respect des règles : en cas d’infractions répétées le JEP (Jury d’Ethique Publicitaire) pourra infliger des amendes jusqu’à 10.000 euros.


De Block veut sévériser les règles en matière de publicité sur l’alcool pour des raisons de santé. « La consommation irresponsable d’alcool a des conséquences néfastes sur la santé. Les fabricants d’alcool doivent absolument en tenir compte lorsqu’ils font de la publicité », explique-t-elle au journal De Standaard.


Avis préalable

A l’avenir les fabricants de boissons alcoolisées qui souhaitent faire de la publicité, devront demander un avis préalable au Jury d’Ethique Publicitaire (JEP) avant de lancer une campagne publicitaire nationale à la radio, à la télé ou au cinéma. Si certaines publicités suscitent des plaintes, le SPF Santé publique sera désormais consulté dans le traitement de ces plaintes.


Depuis 2005 une convention règlemente la publicité autour de l’alcool. Ce règlement stipule notamment que les publicités ne peuvent s’adresser aux mineurs et ne peuvent stimuler la consommation excessive d’alcool. Cet accord avait déjà été mis à jour en 2013 et est maintenant revu une nouvelle fois.