Snacks : le paradoxe de la santé

Snacks : le paradoxe de la santé
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Les Belges ne demandent qu’à manger sainement, mais ne le font pas toujours pour autant. De plus, la perception est souvent tout aussi importante que le produit même. 


Pas si sainement que cela


Dans ce deuxième volet de la grande enquête sur les snacks, nous nous penchons sur la problématique de la santé. Cela semble l’évidence même : quand on demande aux consommateurs s’ils aiment manger sainement, 80% répondent par l’affirmative. Et 75% déclarent aimer les fruits. 


41% admettent néanmoins qu’en réalité, ils ne mangent pas si sainement que cela. 49% tentent tout de même de manger des aliments sains lorsqu’ils optent pour un en-cas, et 62% affirment prendre le temps pour un bon petit déjeuner. Cela dit, il y a souvent un fossé entre les bonnes résolutions et la réalité. 
 

Sucré - salé


Comment les Belges font-ils pour rendre leur alimentation plus saine ? 64% essaient d’éviter les en-cas rapides ou les plats à emporter. Pour eux, la consommation de snacks a donc une connotation plutôt négative, même s’ils se laissent souvent tenter. 


Seuls 29% font très attention à leurs calories quotidiennes. Le sucre est une préoccupation plus prégnante : 54% tâchent d’en manger le moins possible. 49% s’efforcent de ne consommer qu’un minimum de sel. 23% boivent beaucoup de boissons rafraîchissantes ou énergisantes. 66% des personnes interrogées affirment qu’elles mangent plus sainement qu’avant, et 50% pensent manger plus sainement à l’avenir. 


Les chiffres indiquent néanmoins une tendance fondamentale : l’excellent potentiel des snacks sains sur le marché. Les fournisseurs qui parviendront à commercialiser des produits savoureux et pratiques satisfaisant, de surcroît, aux attentes du consommateur en matière de santé auront le vent en poupe. Pensez, par exemple, à la forte croissance de Starmeal/The Foodmaker, avec un assortiment de salades saines, de wraps et de repas riches en légumes. 
 

Nouveaux segments


Les fabricants sont également réceptifs à la demande du consommateur, qui souhaite des produits plus sains. Depuis 2000, par exemple, la quantité de sucre dans les boissons rafraîchissantes a diminué de 25%.


“Food in Mind cite une expérience positive dans le secteur des biscuits, où un producteur mise résolument sur l’aspect santé et laisse ses concurrents derrière lui en se focalisant sur le bio ainsi que les produits pauvres en gluten et en lactose. Aujourd’hui, cette entreprise ne parvient plus à suivre la demande nationale ni internationale”, déclare Eddy Bovijn. 


“Une récente évolution nous apprend que les entreprises alimentaires peuvent également se développer via un changement technologique, par exemple en misant sur le frais au lieu de produits secs ou congelés. C’est ainsi que se forment de nouveaux segments.”