Test-Achats : « L’eau aromatisée n’est souvent que de la limonade »

Test-Achats : « L’eau aromatisée n’est souvent que de la limonade »
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Une étude réalisée sur 26 eaux aromatisées conduite par Test-Achats montre que l'eau aromatisée contient souvent, outre l’eau, des sucres ajoutés, des édulcorants ou des jus de fruits. L’organisation de consommateurs prévient ainsi qu’environ la moitié des boissons étudiées sont en fait des limonades.

 

Informations trompeuses

Test-Achat affirme qu’un certain nombre de fabricants d’eaux aromatisées font du « healthwashing », pratique consistant à présenter des produits comme étant plus sains qu’ils ne le sont réellement. Ces dernières années, les eaux aromatisées ont fait leur apparition sur le marché en réponse à la tendance de consommer des aliments et des boissons plus sains. Mais dans la pratique, elles ne le sont pas toujours : souvent, en plus de l’eau et des arômes, elles contiennent aussi du sucre, des édulcorants ou des jus de fruits. Sur les 26 produits testés, la moitié d’entre eux étaient en réalité aussi malsains que de la limonade.

 

Selon l’organisation de consommateurs, l’étiquetage des produits est également erroné. « Alors que toutes ces boissons mettent en avant la présence d’eau dans leur produit, elles sont par contre beaucoup plus discrètes sur leur dénomination de ventequi doit pourtant légalement être indiquée de manière claire, visible et compréhensible pour le consommateur », déclare-t-elle. Test-Achats a déposé une plainte contre Better Water et Evian Fruits & Plants, parce que ces produits utilisent le mot « eau » sur leurs emballages, alors qu’il ne s’agit en fait pas d’une eau, mais bien d’une limonade.

 

Pour l’organisation, l’eau aromatisée doit contenir uniquement de l’eau et des arômes. Celle-ci conseille également aux consommateurs de se laisser guider (si possible) par le Nutri-Score. Les eaux aromatisées à 0 calorie et sans sucre reçoivent un Nutri-Score A. Seules 4 des 26 boissons testées remplissent ces critères, selon l’organisation, qui est favorable à l’introduction obligatoire de ce label.