Test-Achats : « Meilleure viande de bœuf chez le boucher »

Test-Achats : « Meilleure viande de bœuf chez le boucher »
Photo : Shutterstock.com

C’est dans les boucheries indépendantes que l’on trouve la meilleure viande de bœuf. C'est ce que conclut l'organisation de consommateurs Test-Achats  sur la base d’une analyse de 39 échantillons de viande provenant de boucheries, de supermarchés et de magasins bio locaux.

 

Viande de vache

Test-Achats a comparé 39 morceaux de filet de bœuf. Dix provenaient de grands supermarchés tels que ColruytCarrefour et Delhaize. Onze échantillons provenaient de magasins bio tels que Färm et Bioplanet. Les 18 morceaux de viande restants avaient été achetés auprès de boucheries indépendantes, dont huit boucheries bio.

 

Le steak de la boucherie locale s’est vu octroyé le meilleur score par le panel d'experts, tant en termes de qualité que de goût. Test-Achats y voit une explication : la viande bovine chez le boucher local est généralement issue de vaches, dont la viande est plus juteuse et plus savoureuse. En revanche, les supermarchés vendent beaucoup plus souvent de la viande de jeunes animaux mâles. Ils sont un peu plus maigres et leur viande est moins juteuse et moins savoureuse.

 

Le bio n'est pas forcément meilleur

Lors de cette même enquête, Test Purchase a également constaté que la viande bio n'est pas forcément plus saine ou meilleure. La viande biologique contient même souvent plus de graisses (saturées). Mais cela ne signifie pas pour autant que la viande biologique n'a pas d'atouts, estime l’organisation des consommateurs. Par exemple, l’agriculture biologique interdit l'utilisation d'engrais ou de pesticides de synthèse et accorde également une grande importance au bien-être animal.

 

Pour finir, l'organisation de consommateurs regrette qu'il ne soit pas obligatoire d'utiliser des appellations officielles telles que « filet de bœuf » pour les morceaux de viande. Cela entraine la multiplication des dénominations (« tournedos » ou « steak du chef », par exemple) dans les magasins, ce qui rend très difficile pour les consommateurs de savoir exactement de quel morceau il s'agit. L'organisation préconise donc l'obligation d'indiquer les appellations officielles sur l'étiquette.