Une fin d’année peu réjouissante pour Carrefour

Une fin d’année peu réjouissante pour Carrefour

Le ralentissement des ventes en hypermarchés continue d’affecter Carrefour : les ventes en France, en Italie et en Belgique ont encore baissé au quatrième trimestre. Mais il reste des perspectives encourageantes : l’Amérique latine, la Pologne et la Roumanie rattrapent l’exercice du groupe, la rentabilité progresse et le plan de transformation est sur la bonne voie.

 

Grèves et investissements en prix

Au quatrième trimestre crucial de 2019, Carrefour a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 3,1 % en comparable, atteignant ainsi 21,7 milliards d’euros. Sur l’ensemble de l’année, la croissance comparable a également progressé de 3,1 % : le chiffre d’affaires s’élève à 80,7 milliards d’euros. Mais derrière ces résultats positifs se cachent tendances contradictoires. Sur le marché domestique français, les ventes ont baissé de 2,4 % au quatrième trimestre, principalement en raison de la faible performance des hypermarchés (-3,4 %). Les grèves ont porté un coup aux ventes. Les supermarchés et les magasins de proximité sont en progression.
 

En Belgique, le chiffre d’affaires a baissé de 1,1 % en comparable, descendant à 1,1 milliard d’euros au quatrième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires est de 4,2 milliards d’euros, soit un recul de 1,5 %. Le marché reste difficile, explique le détaillant, qui souligne également la baisse des prix que Carrefour a mis en place en novembre. Selon le communiqué de presse, le bilan des initiatives dans le domaine de la transition alimentaire est positif : le développement de produits biologiques, locaux et de marque propre affiche de bons résultats. On a récemment appris qu’un nouveau directeur, déjà bien conne du groupe, serait chargé de remettre Carrefour Belgique sur les rails : François-Melchior de Polignac, qui a occupait déjà le poste de PDG entre 2013 et 2017.

 

Croissance du e-commerce

Plus loin en Europe, l’Italie reste sur la corde raide avec une baisse du chiffre d’affaires comparable de 2,6 % sur l’ensemble de l’année, tandis que l’Espagne remonte (+0,1 %) et que les pays d’Europe de l’Est, soit la Pologne (+4,9 %) et la Roumanie (+3,6 %), enregistrent des chiffres de croissance encourageants. Mais ce sont principalement le Brésil (+10,4 %) et l’Argentine (+52,3 %) qui redonnent un peu de couleurs aux résultats.
 

Le détaillant souligne que le chiffre d’affaires du e-commerce dans le secteur alimentaire a grimpé de plus de 30 % et que la profitabilité à l’échelle du groupe augmente fortement. Le président-directeur général, Alexandre Bompard, décrit 2019 comme une étape importante pour le groupe : « Notre plan de transformation porte ses fruits. Les nombreuses initiatives sur la transition alimentaire, le e-commerce et la compétitivité sont perçues positivement par nos clients et confirment la pertinence de notre modèle omnicanal. »