Unilever : bénéfice en hausse de 5%, mais chiffre d’affaires en baisse

Unilever : bénéfice en hausse de 5%, mais chiffre d’affaires en baisse

En 2014 les ventes de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever se sont avérées inférieures aux attentes des analystes, avec un ralentissement surtout au quatrième trimestre. En revanche le bénéfice affiche une belle progression.

Chiffre d’affaires de 48,4 milliards d’euros

Sur base comparable, donc hors effets de changes, cessions et acquisitions, Unilever a vu ses ventes progresser de 2,9% en 2014 (dont 1% en volume et 1,9% suite aux hausses de prix). Ces résultats sont néanmoins inférieurs aux attentes des analystes qui tablaient sur 3,1%. En raison de la force de l’euro, le chiffre d’affaires annuel après conversion des revenus en devises étrangères s’établit à 48,4 milliards d’euros, soit une baisse de 2,7% par rapport à 2013.


Le quatrième trimestre surtout a été décevant : la croissance du chiffre d’affaires s’est limitée à 2,1%, alors que les analystes tablaient sur 2,6%. De plus cette croissance est attribuable uniquement aux augmentation de prix (+2,5%), car en volume le groupe affiche une baisse de 0,4%.


Dans les marchés émergents la croissance du chiffre d’affaires s’est affaiblie et se limite à 5,7%, alors que les revenus en Europe et en Amérique du Nord reculent de 0,8%.


Néanmoins le géant des produits de grande consommation progresse dans trois de ses quatre divisions : Personal Care (shampooing, déodorant, produits de douche), Refreshment (glaces et boissons), et Home Care (soins, produits de lessive, savon). Dans la division Foods (sauces, beurre, margarine) le chiffre d’affaires est en légère baisse, notamment en raison d’une moindre demande de margarine.


Pas d’amélioration en vue pour 2015

Malgré ces ventes décevantes, le bénéfice net s’est avéré nettement plus élevé que prévu, « grâce à une bonne maîtrise des coûts ». En 2014 Unilever a réalisé un bénéfice de 5,5 milliards d’euros, soit une hausse de 5% par rapport à 2013 et un demi-milliard de plus par rapport aux attentes des analystes.


Pourtant le CEO Paul Polman ne s’attend pas à une amélioration dans l’immédiat. Durant les premiers de 2015 il prévoit que « les résultats resteront faibles ».

 

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