« Le plan de relance de Mega World ne coûtera aucun emploi »

« Le plan de relance de Mega World ne coûtera aucun emploi »
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Le plan de relance de Mega World ne prévoit ni fermeture de magasins, ni licenciement. C’est ce qu’affirme Rudy Claes, qui devient enfin CEO du retailer.

 

« Toutes les filiales sont nécessaires »

Mega World, la chaîne qui a ressuscité des cendres de Blokker Belgique, est en difficulté financière et a demandé la protection contre ses créanciers il y a deux semaines. La société doit donc soumettre un plan de relance au tribunal. Il a longtemps semblé que Mega World n’en avait pas mais le CEO Rudy Claes affirme aujourd’hui en avoir un. De plus, ce plan ne prévoirait ni fermeture de magasin, ni licenciement. « Nous avons encore besoin de nos 119 filiales », a-t-il déclaré à l’agence Belga. Il veut surtout agir sur les prix, l’assortiment de produits et les loyers des magasins. Aucun effort ne sera en revanche demandé au personnel.
 

On notera également que Rudy Claes porte désormais officiellement le titre de CEO, après qu’une certaine confusion ait régné ces dernières semaines à ce sujet. La semaine dernière, le propriétaire Dirk Bron avait d’abord annoncé qu’il allait démissionner de ses fonctions opérationnelles pour laisser la barre à Rudy Claes, transfuge de la société de transport Corneel Geerts. Mais on a appris un plus tard que Geerts ne serait que COO, alors que Bron conserverait son poste de directeur général.

 

Les caisses sont vides

Cette confusion a encore accru la méfiance des syndicats, qui n’apprécient ni l’homme d’affaires controversé Dirk Bron, ni son nouveau bras droit, qui n’a pas la moindre expérience du retail. Ils accusent l’entrepreneur de manipulations et ont déposé plainte auprès du tribunal. Des transferts de fonds suspects vers Monaco auraient notamment été identifiés. Mais selon Rudy Claes, ils ne poseraient aucun problème : ils seraient justifiés par des livraisons réelles, des bons de commande et des factures.
 

Pour sa part, Dirk Bron pointe du doigt le propriétaire du Blokker, Michiel Witteveen, qui aurait vidé les caisses de la branche belge avant la vente. Le tribunal décidera d’accorder ou non la protection demandée contre les créanciers ce lundi.