Amazon s’attaque à Bol.com avec des « millions de produits »

Accrochez-vous : Amazon lance l’assaut aux Pays-Bas. Le webshop néerlandais, annoncé depuis longtemps, ouvrira ses portes cette année avec des « millions de produits ». L’entreprise recherche assidument des partenaires de vente pour sa place de marché. La Belgique sera-t-elle entraînée dans le sillage des Pays-Bas ?


Une vingtaine de catégories de produits

En vue de conquérir le marché néerlandais en 2020, Amazon recherche activement des vendeurs externes. Le géant du e-commerce dit vouloir recruter des retailers dans plus de vingt catégories, dont l’habillement et l’électronique. Les candidats souhaitant proposer leurs produits sur Amazon.nl, peuvent se présenter dès aujourd’hui.


« Nous nous réjouissons de pouvoir offrir à des entreprises néerlandaises, grandes et petites, la possibilité de vendre via Amazon.nl et via nos autres sites européens. Nos partenaires élargiront ainsi l’offre pour les consommateurs néerlandais et pourront toucher davantage de clients au niveau national et international », commente Alex Ootes, responsable de l’expansion européenne.


Aussi en Belgique

Actuellement le site Amazon.nl propose uniquement des e-books, pour les autres produits les clients sont redirigés vers une version en néerlandais d’Amazon.de. L’e-tailer américain souhaite remédier à cette situation en proposant une offre spécifiquement ‘néerlandaise’ avec des vendeurs locaux. L’entreprise espère ainsi concurrencer les actuels leaders du marché, bol.com et Coolblue.


Selon toute vraisemblance, l’attaque aux Pays-Bas aura également des répercussions sur la Flandre, estime le rédacteur en chef de RetailDetail, Stefan Van Rompaey. Amazon est déjà numéro un en Wallonie, alors qu’il n’y a pas de site web belge. Etant donné que pour les shoppers wallons le fait de commander via le site web français ne semble pas poser problème, il en sera probablement de même en Flandre – d’autant plus que les Flamands se rendent déjà massivement sur des plateformes néerlandaises comme bol.com. « Bol.com, Coolblue et compagnie ont intérêt à s’accrocher », conclut Van Rompaey.