Comment Veepee revoit son modèle économique

Comment Veepee revoit son modèle économique
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S’il a largement profité de la crise sanitaire, le spécialiste des ventes flash Veepee traverse aujourd’hui une passe plus difficile. Les excédents de stocks ont presque disparu et le spécialiste de l’e-commerce doit revoir son modèle commercial.

 

3,8 milliards d’euros

Veepee a été fondée il y a vingt ans par Jacques-Antoine Granjon. Au départ, l’entreprise se concentrait exclusivement sur la vente en ligne de stocks de vêtements excédentaires. Mais le modèle de déstockage a peu à peu été étendu à une foule d’autres articles comme les biens de consommation, l’électronique et le vin. Après une série d’acquisitions dont Vente-Exclusive en Belgique, la société est désormais active dans huit pays.

 

En 2020, Veepee a de nouveau vu son chiffre d’affaires mondial augmenter de 8% à 3,8 milliards d’euros, et ce, principalement en raison de la crise sanitaire et des fermetures forcées de magasins qui en ont résulté. « Les consommateurs achetaient davantage sur Internet et les magasins se retrouvaient avec de gros invendus. Nous avons immédiatement décidé de les aider en rachetant ces stocks. Grâce à nous, de nombreuses marques ont pu survivre à la crise », affirme Jacques-Antoine Granjon à De Tijd.

 

Pas d’excédents

Mais l’avenir s’annonce plus compliqué. En raison de la crise mondiale des transports et des matières premières, il est beaucoup plus difficile à Veepee de se procurer des invendus... car il n’y en a pratiquement plus. « Les marques n’envoient plus leurs stocks résiduels chez nous, mais principalement vers des magasins physiques qui ont rouvert. Ou vers leurs propres boutiques en ligne, qui sont devenues une priorité depuis le boom de l’e-commerce. »

 

Pour cette année, Jacques-Antoine Granjon prévoit encore un chiffre d’affaires stable. Mais en raison des problèmes d’approvisionnement mondiaux, l’année 2022 sera certainement très difficile.

 

Produits de tous les jours

Il n’est donc pas surprenant que Veepee souhaite réduire sa dépendance au déstockage. Les produits de tous les jours, comme les aliments secs, les boissons et les produits de soins personnels, gagnent en importance. L’entreprise veut également vendre davantage de voyages.

 

Selon Jacques-Antoine, le déstockage restera néanmoins la base de ses activités. Ne craint-il pas la concurrence de bol.com et d’Amazon, qui s’intéressent de plus en plus à ce segment par le biais de leurs détaillants partenaires ? « Les clients surfent chez eux quand qu’ils ont besoin d’un article spécifique. Ils viennent chez nous pour être surpris. Ils achètent des articles dont ils n’ont pas nécessairement besoin, mais qui les séduisent », conclut le directeur.

 

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