En cas d’échec de la méga fusion britannique, Walmart envisage un plan B

L’Autorité de la concurrence britannique doit se prononcer ce mois-ci concernant la fusion envisagée entre ASDA, filiale de Walmart, et Sainsbury’s. Si l'opération n’obtient pas le feu vert, un fonds d’investissement pourrait offrir une solution.


50% de chances ?

En avril dernier Walmart annonçait son intention de fusionner sa chaîne de supermarchés ASDA avec le numéro 2 britannique Sainsbury’s. Au sein de cette nouvelle entité, le géant américain détiendrait une participation de 42%. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle politique d’expansion de Walmart, visant à prendre des participations financières dans des retailers étrangers, comme par exemple Flipkart en Inde et JD.com en Chine, plutôt que d’ouvrir ses propres magasins outre-mer.


Or actuellement le marché britannique est dominé par quelques grands acteurs seulement et une méga fusion déséquilibrerait considérablement les rapports concurrentiels. C’est pourquoi les observateurs estiment qu’il n’y que 50% de chances que la fusion obtienne le feu vert. Et même si l’opération était approuvée, le nouveau groupe fusionné devra sans aucun doute céder des centaines de magasins.


Si le deal n’aboutissait pas, Walmart aurait déjà prévu un plan B. Les enseignes de grande distribution sont des cibles intéressantes pour les fonds de capital-risque, parce qu’elles génèrent beaucoup de cash. En outre ASDA possède bon nombre de biens immobiliers, qui pourraient être vendus. Par le passé Walmart a déjà vendu sa filiale brésilienne à une société d’investissement. La cession d’ASDA pourrait néanmoins s’avérer compliquée vu le prix élevé et l’incertitude face au Brexit. La fusion avec Sainsbury’s demeure donc le scénario idéal, mais il y a une porte de secours.