Galeria Kaufhof (et Inno), fortement déficitaire, fonde tous ses espoirs sur la fusion

La fusion, l’espoir de Galeria Kaufhof (et Inno) fortement déficitaire

Galeria Kaufhof (dont fait partie Galeria Inno) est en grande difficulté financière. Les pertes atteindraient les 30 millions d’euros. Selon le propriétaire Hudson’s Bay, une fusion entre Karstadt et Galeria Kaufhof serait salvatrice.

Perte de 1.000 emplois due à la chute du CA et des bénéfices

Galeria Kaufhof a connu un recul significatif de son chiffre d’affaires au cours du dernier trimestre. Entre février et avril, les ventes dans les grands magasins ont chuté de 8% par rapport à l’année précédente, selon le magazine allemand WirtschaftsWoche. Cette baisse s’élève à 6,4% sur base comparable. Ce sont surtout les ventes de chaussures pour hommes, de sacs à main et de produits ménagers qui ont connu un net recul. Selon le propriétaire Hudson’s Bay, la météo et les fermetures de magasins sont les grands coupables.

 

Entre-temps, la perte ne cesse d’accroître. Selon les informations de WirtschaftsWoche, la perte brute (EBITDA) a augmenté de pas moins de 40% au cours de cette même période, s’élevant à quelque 30 millions d’euros. Selon Kaufhof, il est absolument nécessaire de faire des économies : tout au long de ces mois, un millier d’emplois temps plein (sur les 8.900) ont été supprimés. Au premier trimestre, le nombre d’intérimaires a diminué de 35% et au cours des six premiers mois de l’année, on note même une diminution de moitié du nombre d’intérimaires.
 

La fusion avec Karstadt devrait générer 200 millions d’euros

Entre-temps, les pourparlers de fusion entre le concurrent allemand Karstadt et Galeria Kaufhof sont presque terminés. Cette fusion devrait faire économiser près de 200 millions d’euros par an aux deux groupes de grands magasins. Grâce à des prix d’achat plus bas, la nouvelle ‘Deutschen Warenhaus Holding’, comme on l’appelle en interne, devrait augmenter sa marge d’un pour cent après la fusion. La joint-venture prévoit d’économiser 46 millions d’euros sur les coûts de personnel et de réduire les coûts d’infrastructure (de la logistique à l’informatique et à l’immobilier) de 64,5 millions d’euros.

 

Ensemble, les enseignes de grands magasins aimeraient conserver le plus grand nombre possible de leurs 176 points de vente, mais l’entité fusionnée estime qu’il est toutefois possible de fermer 15 à 20 magasins déficitaires ou cannibalisants dans les cinq prochaines années. L’EBITDA combiné devrait ainsi atteindre 420 millions d’euros et une marge de 8,4%.