L’e-commerce n’est pas encore une priorité pour Action

L’e-commerce n’est pas encore une priorité pour Action
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Les projets pilotes déployés par la chaîne de discount Action avec des points d’enlèvement n’enregistrent pas un succès retentissant : le détaillant doit compter principalement sur les ventes dans ses magasins physiques et continue à se concentrer sur l’expansion.

 

Les magasins poursuivent leur croissance

La chaîne de magasins à bas prix Action vient à nouveau de publier des chiffres de croissance particulièrement impressionnants en dépit des fermetures de magasins résultant du confinement dans plusieurs pays. Le coronavirus enraye à peine la progression du détaillant. Et contrairement à nombre de ses concurrents, l’entreprise ne voit pas son salut dans l’e-commerce : après tout, les magasins physiques continuent à se développer fortement, déclare Sander van der Laan, le grand boss de la chaîne, à De Tijd : « Dans notre modèle d’exploitation, l’e-commerce n’est toujours pas, dans une certaine, une priorité. Nos magasins drainent toujours plus de clients qui achètent également plus. L’année dernière, nos magasins existants ont affiché une croissance de 5,6 %. »
 

Le CEO constate que le modèle d’Action allie deux points forts : « Nous proposons des produits de tous les jours à bas prix et nos magasins ont de quoi surprendre. Les deux tiers de notre assortiment sont en constante évolution. En raison de la croissance de nos magasins, nous n’étions pas intéressés par la voie du commerce électronique à court terme. »

 

La formule Click & Collect ne suscite pas un grand engouement

Comme les magasins en Belgique et en France ont dû fermer pendant la période de confinement, le détaillant a quand même décidé d’ouvrir des points d’enlèvement dans certains magasins français et dans la région d’Anvers. Un test défensif qui ne donne pas encore de résultats probants, explique Judia Elkadi, Directrice d’Action Belgique : « Il est encore très difficile d’organiser ces points d’enlèvement. Les clients doivent aller chercher les colis à l’extérieur, car ils ne sont pas autorisés à rentrer à l’intérieur. Nos cinq points d’enlèvement ne sont pas encore en plein essor. C’est un projet déployé en arrière-plan, car nos magasins physiques requièrent déjà toute notre attention. Nous voulons à nouveau tous les ouvrir, avec l’ensemble de notre assortiment »
 

Le détaillant continue à se concentrer sur l’expansion physique, bien que la plus forte croissance du Benelux soit désormais passée. En Belgique, le discounter entend passer de 188 à 200 magasins, en Allemagne, le 400e magasin va bientôt ouvrir. La France a dépassé les Pays-Bas en tant que plus grand marché. Récemment, le détaillant a commencé ses activités en Tchéquie. L’année prochaine, ce sera le tour de l’Italie et de l’Espagne. Dans cinq ans, Action entend être présente dans douze pays, contre huit actuellement.