L’indemnité de départ royale empochée par l’ex-PDG de Carrefour tombe au mauvais moment

L’indemnité de départ royale empochée par l’ex-PDG de Carrefour tombe au mauvais moment

Alors même que Carrefour supprime 2.100 emplois dans les 243 anciens magasins Dia, qui n’ont pas trouvé acquéreur, l’ex-PDG Georges Plassat s’est vu accorder une retraite royale. Carrefour France a connu de meilleurs jours.

Une coquette somme de départ pour Plassat

En France l’indemnité de départ royale empochée par l’ancien PDG Georges Plassat (qui l’an dernier a passé le flambeau à Alexandre Bompard)  fait couler beaucoup d'encre. Lors de son départ Plassat a obtenu une retraite annuelle à vie, qui initialement devait s’élever à 453.000 euros, mais a été augmentée à 517.810 euros en avril, « vu les résultats de 2017 », rapporte le journal français Libération qui s’est penché sur les rémunérations du PDG. Et si l’assemblée générale des actionnaires donne son feu vert le 15 juin prochain, l’ex-PDG touchera encore une somme supplémentaire de 900.000 euros.


Pourtant l’homme n’était pas sans-le-sou : durant sa dernière année en tant que PDG de Carrefour, il a gagné près de 16 millions d’euros, y compris des actions et des avantages extra-légaux. Soit plus de la moitié en plus par rapport aux 10 millions d’euros qu’il a touchés l’année auparavant (dont une partie à long terme). Ceci lui a d’ailleurs valu le titre de « CEO le mieux payé du CAC40 », le pendant français de notre Bel-20.


Mauvais timing

Une annonce qui a de quoi choquer les syndicats français et les employés touchés de Carrefour, qui en début de semaine ont reçu la confirmation officielle de la fermeture des 243 anciens magasins Dia (qui entretemps ont été convertis en magasins de proximité sous les enseignes Contact, Contact Marché ou City). Carrefour n’a trouvé de repreneur que pour 29 magasins (où travaillent 195 employés). Selon les syndicats, 2.100 personnes perdront leur emploi.


Les syndicats reprochent à la direction d’avoir fourni trop peu d’efforts « alors que 400 repreneurs potentiels avaient manifesté leur intérêt pour 200 magasins au total ». La direction pour sa part dit avoir opté pour les dossiers « sérieux, viables et durables ». Si le gendarme de la concurrence donne son approbation fin juin, les magasins fermeront leurs portes le 1er juillet.