La créativité au temps du corona : ce qu’un commerçant ne doit pas faire

Creatief met corona: wat als handelaar niét doen
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La majeure partie des détaillants respectent consciencieusement les mesures imposées par le gouvernement, sauf quelques-uns qui tentent de contourner les règles. Ici et là la police a dû intervenir pour rappeler les contrevenants à l’ordre.


Contrôles de police

Depuis vendredi de nouvelles règles plus strictes sont entrées en vigueur pour conjurer la crise du coronavirus. Les restaurants et les cafés doivent garder portes closes durant trois semaines et durant le week-end seuls les magasins alimentaires (pour animaux) et les pharmacies sont autorisés à ouvrir. En général les nouvelles règles sont respectées. Certaines enseignes, comme Torfs et JBC, vont encore plus loin et ont décidé, de leur propre initiative, de fermer leurs magasins même en semaine.


A Anvers néanmoins la police a dû intervenir une dizaine de fois ce samedi dans des établissements horeca et des magasins qui, malgré l’interdiction, avaient quand même ouvert leurs portes. « Il y a des établissements horeca qui pensent ne pas devoir respecter les règles, mais il y a également des détaillants non alimentaires qui se défilent en vendant des denrées alimentaires. D’abord nous allons faire prendre conscience aux gens de ces nouvelles mesures, mais il n'est pas exclu que nous infligions également des amendes », explique le porte-parole de la police Wouter Bruyns à la VRT.


Uniquement pour les coiffeurs

Le ‘private shopping’, pratique qui consiste à se rendre au magasin sur rendez-vous le samedi, n’est plus autorisé non plus, comme a pu le constater Babs Neyt, gérante du magasin de chaussures Gianni Borretti. Samedi elle avait affiché un message à la porte invitant les clients à prendre rendez-vous. « Je pensais que c’était autorisé. Le but était de ne faire entrer qu’un seul client à la fois, mais cela semble valable uniquement pour les coiffeurs », confie-t-elle au journal Het Nieuwsblad.


Les experts condamnent le comportement de ces quelques cowboys qui mettent en péril le reste de la communauté. Dans une lettre ouverte Wim Derave, professeur à l’université de Gand, estime que notre individualisme nous perdra, mais ajoute que chacun d’entre nous a la possibilité d’accomplir un acte héroïque en faisant passer le collectif avant l’individuel. Notre expert en retail Stefan Van Rompaey partage ce point de vue, sous un autre angle : « Plus les retailers interpréteront les règles de manière créative, plus le gouvernement se verra contraint d’imposer des mesures extrêmes », craint-il.
 

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