La vente de produits contrefaits via internet et les médias sociaux prend de l’ampleur

La vente de produits contrefaits via internet et les médias sociaux prend de l’ampleur

L’année dernière, SPF Economie a retiré 320.000 articles contrefaits du marché, principalement des vêtements de marque et des accessoires (comme des sacs à main), mais également des cosmétiques et des smartphones.  Ces produits se retrouvent de plus en plus souvent en vente sur internet et les médias sociaux.

 

Valeur marchande estimée : 12,3 millions d’euros

L’année dernière, l’Inspection Economique de SPF Economie a effectué 1.150 contrôles de contrefaçons.  La moitié de ces contrôles ont été faits via un monitoring actif sur internet et les médias sociaux.


Au total, 319.199 articles contrefaits ont ainsi été retirés du marché.  C’est moins qu’en 2014, mais la valeur de vente estimée a augmenté de 30% : elle est passée de 9,4 millions d’euros en 2014 à 12,3 millions d’euros en 2015.  Les contrôles ont surtout dévoilé une importante quantité de produits contrefaits de luxe – comme des parfums, des sacs à main et des vêtements de marque.


Au total, 241 pro-justitia ont été envoyé au parquet l’année dernière.  52 procès-verbaux d’avertissement ont également été établis.

 

« Un faux sentiment d’anonymat »

Ce qui frappe : les vendeurs malhonnêtes recourent de plus en plus souvent à internet et aux médias sociaux.  Via une enquête sur les médias sociaux, un réseau de près de 22.000 produits contrefaits a été démantelé (avec une valeur estimée à 3 millions d’euros) et la marchandise a été confisquée.  Il s’agissait de 12.000 parfums, 8.300 vêtements et 1.700 chaussures de sport de marques de luxe bien connues.


 « L’évolution online est une conséquence de ce – faux - sentiment d’anonymat que les vendeurs criminels éprouvent.  Pour une instance de contrôle nationale, lutter contre la criminalité sur internet reste un défi majeur.  L’Inspection Economique travaille en étroite collaboration avec les douanes, le bureau européen anti-fraude OLAF et EUROPOL », précise Kris Peeters, le Ministre des Affaires Economiques et des Consommateurs.


Le commerce de contrefaçon peut engendrer une amende allant jusqu’à 600.000 euros et/ou une peine d’emprisonnement de 5 ans.  Les produits contrefaits sont confisqués et détruits.