Nike, Universal Studios et Sanrio enfreignent-ils la libre concurrence ?

Nike, Universal Studios et Sanrio enfreignent-ils la libre concurrence ?
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Après la marque de mode américaine Guess, c’est au tour de Nike, Universal Studios et Sanrio d’être visés par Bruxelles. Il semblerait que ces trois entreprises restreignent la vente transfrontière et online de leurs produits dans l’Union européenne.

Barcelona, Hello Kitty, Minions & co

« Nous allons examiner si les pratiques de ces trois entreprises empêchent éventuellement les consommateurs d'accéder à un choix plus large et à de meilleures offres dans le marché unique », explique Margrethe Vestager. La commissaire européenne chargée de la politique de concurrence veut déterminer si les trois entreprises restreignent sciemment la vente transfrontière et en ligne de leurs produits dans l’Union européenne.


Pour ce faire ces entreprises concluraient des contrats exclusifs avec des preneurs de licence, limités au pays même et à la vente offline. Le trio accorde notamment des licences pour des vêtements, des chaussures, des accessoires de téléphones et des jouets avec les noms de marques ou des images de FC Barcelona (Nike), Hello Kitty (Sanrio) et ‘Minions’ et ‘Moi, Moche et Méchant’ (Universal Studios).


La commissaire souligne que pour l’instant il n’est pas encore question d’infractions, mais indique que les consommateurs européens doivent disposer d’une liberté de choix aussi vaste que possible afin d’acheter des produits où ils le souhaitent et au prix le plus avantageux possible. « C’est là l’un des fondements du marché intérieur européen », précise-t-elle.


La semaine dernière Vestager avait déjà chargé  l’autorité de la concurrence européenne d’ouvrir une enquête similaire à l’encontre de la marque de mode américaine Guess ; et début février Philips, Asus, Denon & Marantz et Pioneer ont eux aussi fait l’objet d’une enquête antitrust dans le domaine de l’électronique grand public.