Nouvelles précisions pour les points de collecte

Nouvelles précisions pour les points de collecte
Photo : Shutterstock.com

Le Comité de concertation, qui décide des mesures sanitaires en Belgique dans le cadre de la crise du coronavirus, s’est à nouveau réuni vendredi dernier. S’il n’a pas autorisé d’assouplissement des mesures en place, il a durci certaines règles, notamment pour les services « click & collect ».

 

Enlèvements uniquement à l’extérieur

Dans l’ensemble, peu de modifications ont été apportées aux mesures précédentes. Le décret ministériel d’application reste en vigueur et n’a pas été modifié, rapporte Het Nieuwsblad. Néanmoins, un certain nombre de mesures ont été clarifiées, principalement parce que de nombreux commerçants font manifestement preuve d’une trop grande créativité dans l’interprétation des règles. Par exemple, les enlèvements d’articles commandés à l’avance doivent avoir lieu à une porte extérieure ou sur le parking. Ces dernières semaines, de nombreux retailers et centres commerciaux se sont établis à la limite de ce qui était autorisé. 

 

Les stands de commande aménagés dans certains magasins doivent également disparaître. Plusieurs hypermarchés et jardineries avaient en effet mis en place une solution créative pour vendre des produits non essentiels : les clients pouvaient simplement les commander à un comptoir, faire leurs autres courses et récupérer leurs articles non essentiels au même guichet. La règle est désormais claire : les points de collecte ne sont destinés qu’aux produits commandés à l’avance par téléphone ou par Internet. « Les magasins physiques ne sont autorisés à proposer que des produits essentiels. Les autres produits ne peuvent être livrés à domicile ou retirés que sur rendez-vous (en ligne ou par téléphone), en plein air et à l’extérieur du magasin », a expliqué Chantal De Pauw du Service public fédéral Économie jeudi sur Radio 2.

 

Une décision que dénoncent les joailliers, l’enlèvement de petits articles de valeur dans la rue ou sur le parking d’un centre commercial représente à la fois un risque d’assurances et un risque pour la sécurité des clients, des bijoutiers et en réalité de tous ceux qui se trouvent dans l’espace public à ce moment-là », explique la fédération sectorielle Ars Nobilis, qui demande à pouvoir travailler sur rendez-vous.

 

Pour les magasins de salles de bains et de cuisines qui proposent également des articles de bricolage, les règles applicables aux salles d’exposition ont été adaptées afin d’éviter toute concurrence déloyale. Le Comité de concertation se réunira à nouveau le vendredi 27 novembre. « J’espère que nous pourrons alors nous mettre d’accord sur une stratégie de contrôle de la propagation du virus », a déclaré le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. « Sur la base des informations dont nous disposerons à cette date, nous pourrons peut-être voir ce que nous allons faire après le 1er décembre. »