Plus besoin de l’intervention de la police en cas de vol à l’étalage

Plus besoin de l’intervention de la police en cas de vol à l’étalage

D’ici peu l'intervention de la police en cas de vol à l’étalage ne sera plus requise. Les commerçants pourront eux-mêmes sanctionner l’auteur du vol au moyen d’une d’indemnisation. L’Unizo se réjouit de ce nouvel accord.

Règlement à l’amiable

Jusqu’à présent les commerçants étaient obligés d’appeler la police, afin d’infliger une amende au voleur pour les dommages subis. Toutefois les organisations d’employeurs souhaitaient depuis longtemps que ce système soit adapté, afin que le commerçant puisse agir de manière plus ferme et rapide face au vol à l’étalage.


Un nouvel accord en ce sens a été approuvé dimanche dernier lors du conseil des ministres extraordinaire. A partir de l’année prochaine les commerçants ne devront plus appeler la police lors de petits vols. Ils pourront immédiatement procéder à un règlement à l’amiable.


Bien entendu ce règlement à l’amiable ne pourra se faire que si le voleur reconnaît son délit. « Il s’agit d’un accord entre les deux parties. Le voleur doit reconnaître sa culpabilité et être disposé à payer l’indemnisation », précise Luc Ardies de buurtsuper.be, l’organisation des supermarchés au sein de l’Unizo. Une fois l’indemnisation payée, l’affaire sera clôturée. Donc plus besoin de rédiger un procès-verbal.


Néanmoins les deux parties devront remplir un formulaire type qui sera transmis à la police, afin que celle-ci puisse poursuivre d’éventuels récidivistes. Le gouvernement souhaite ainsi éviter de perdre le contrôle sur la criminalité.


Un montant fixe

Le montant précis que peuvent exiger les commerçants doit encore être négocié. Les Pays-Bas par exemple appliquent un montant fixe de 181 euros, dont 30 euros vont aux bureau d’encaissement et le reste au commerçant, système auquel l’Unizo est favorable. « Ce montant à l’avantage d’être clair », explique Ardies. « Les commerçants peuvent l’afficher, ce qui aura un effet dissuasif. »