Procter & Gamble dépasse les attentes grâce au virus

Procter & Gamble dépasse les attentes grâce au virus
Photo : Shutterstock.com

Procter & Gamble est un des grands gagnants de la crise sanitaire. Le géant du FMCG a enregistré une nette augmentation de son chiffre d’affaires et de ses bénéfices au premier trimestre, alimentée par la demande croissante de produits de lessive et de nettoyage pendant la pandémie.

 

Croissance dans toutes les divisions

Le groupe dans son ensemble a vu son chiffre d’affaires augmenter de 9% à 19,3 milliards de dollars (16,3 milliards d’euros) lors du premier trimestre de son exercice 2020-2021. Le bénéfice aussi est en forte hausse et s’est établi à 4,3 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). P&G enregistre ainsi des résultats nettement supérieurs aux attentes : selon CNBC, les analystes tablaient sur un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros et un bénéfice d’environ 3,1 milliards d'euros.

 

Les cinq secteurs d’activité de P&G affichent tous une croissance organique du chiffre d’affaires. C’est cependant la division « Lessives et produits de nettoyage » qui enregistre la plus forte progression, avec une hausse des ventes de 14%. Les produits de nettoyage (détergents et produits d’entretien, mais aussi, par exemple, les tablettes pour lave-vaisselle) ont même gagné plus de 30% grâce à une forte hausse de la demande de ces produits en pleine crise sanitaire. Non seulement les consommateurs restent plus souvent à la maison, mais ils attachent aussi beaucoup plus d’importance à l’hygiène (domestique) dans les circonstances actuelles.

 

Fortune souligne également que si P&G a réduit ses coûts opérationnels pendant la crise, le groupe n’a fait aucune concession sur le marketing. Souvent, les dépenses publicitaires sont l’un des premiers postes sur lesquels on réalise des économies en temps de crise. Mais P&G a fait tout le contraire, en mettant particulièrement en avant ses marques fortes et connues. Et le succès est au rendez-vous. Comme l’a déclaré le directeur financier Jon Moeller lui-même : « Ce n’est pas le moment de faire profil bas. »