Prolongation du confinement aux Pays-Bas : le retail craint une vague de faillites et de licenciements

Prolongation du confinement aux Pays-Bas : le retail craint une vague de faillites et de licenciements
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Le confinement va être prolongé de trois semaines aux Pays-Bas. INretail, la fédération du commerce non alimentaire, demande de substantielles mesures de soutien supplémentaires.

 

Pas le choix

Face à un nombre de contaminations qui reste élevé, le cabinet du Premier ministre Mark Rutte n’a visiblement pas le choix : il faut prolonger les mesures actuelles. Selon l’AD, le confinement sera prolongé au moins jusqu’au 31 janvier et probablement pendant trois semaines complètes. Autrement dit : les magasins non essentiels resteront fermés pendant un certain temps encore.

 

Peu de détails ont filtré concernant les mesures d’aide supplémentaires. Le ministre des Finances Wopke Hoekstra a certes déclaré que les compensations dépendraient des dommages subis, mais il n’a donné aucun chiffre ni plan concret. Une conférence de presse est prévue demain.

 

Bain de sang

En attendant, c’est une véritable catastrophe qui menace si le gouvernement ne propose pas rapidement des aides supplémentaires, affirme INretail. « Nous craignons que 25% de nos affiliés rencontrent de graves difficultés dans les mois à venir. Cela représente des dizaines de milliers d’entrepreneurs et beaucoup plus d’emplois encore. Nous ne pourrons survivre que si on libère vraiment des fonds supplémentaires, c’est ce que je veux voir demain », a déclaré son directeur Jan Meerman à la BNR.

 

Selon Jan Meerman, deux mesures concrètes pourraient réellement aider le secteur. Il plaide en premier lieu pour une compensation pour les stocks. « Nous essuyons une perte de 25% sur les stocks actuels, qui sont tout simplement invendables. Nous en discuterons également avec le ministère des Affaires économiques, car cela pourrait représenter une indemnité de plusieurs dizaines de milliers d’euros par magasin. »

 

Jan Meerman espère également que les magasins seront autorisés à mettre en place des points de collecte. « Il devrait être possible de faire pour les commerces ce qu’on a fait pour les restaurants. Il faut donner des perspectives aux entrepreneurs, sans quoi l’avenir sera très sombre. »