Shopping uniquement sur rendez-vous ? L’arrêté ministériel reste vague...

Shopping uniquement sur rendez-vous ? L’arrêté ministériel reste vague...
Di Vincenzo / Shutterstock.com

Jusqu’au 25 avril, les commerçants ne peuvent recevoir des clients que sur rendez-vous ou vendre sur commande. Mais quelles sont exactement les nouvelles règles ? L’arrêté ministériel laisse une grande marge d’interprétation... 

 

Enlèvement ou sur rendez-vous

Un nouveau confinement partiel a commencé samedi. Mercredi, le Comité de Concertation avait annoncé que les magasins devraient à nouveau limiter leurs activités et ne pourraient plus fonctionner que sur rendez-vous. Mais qu’en est-il concrètement ? Qu’est-ce qui est autorisé, qu’est-ce qui est interdit ? Dans un arrêté ministériel, la ministre Annelies Verlinden a tenté in extremis de clarifier la situation avant l’entrée en vigueur de la mesure.

 

« Faire des achats génère un afflux important de clients et de contacts ; il convient d’éviter les grandes foules et les contacts dans les magasins, sur la voie publique et dans les transports publics », défend par avance le ministre dans les attendus. Par conséquent, les magasins non essentiels ne pourront servir les clients que de trois manières pendant les quatre prochaines semaines : par livraisons à domicile, par un système de commande et d’enlèvement ou en accueillant leurs clients sur rendez-vous.

 

Pour l’enlèvement, l’arrêté insiste sur le fait que les clients doivent passer commande à l’avance. De plus, l’enlèvement n’est autorisé qu’à « l’extérieur de l’établissement », bien qu’aucune précision ne soit donnée sur les modalités pratiques.

 

La réservation doit être confirmée

Les règles relatives au shopping sur rendez-vous laissent également de grandes marges d’interprétation : les consommateurs ne peuvent entrer dans un magasin que « muni d’une confirmation de la plage horaire réservée et pendant cette plage horaire réservée ». Mais aucune précision n’est donnée quant à la forme que doit prendre cette confirmation ou la mesure dans laquelle les clients ou les commerçants doivent être pouvoir en fournir la preuve. Plus tôt dans la journée, Annelies Verlinden avait déclaré à Radio 1 qu’il n’était pas nécessaire de réserver sa place au moins quatre heures à l’avance, comme c’est le cas aux Pays-Bas, mais que l’objectif n’était pas non plus de prendre rendez-vous en vitesse devant la porte du magasin. Même si rien n’en empêche fondamentalement les consommateurs dans la pratique. 
 

Comme on le sait déjà, un même magasin ne pourra accueillir que cinquante personnes en même temps – y compris les très grandes surfaces comme Ikea ou MediaMarkt. Et chaque client peut se faire accompagner d’un membre du même ménage ou d’un contact rapproché. Les mineurs ou les personnes qui nécessitent une assistance peuvent être accompagnés d’un adulte.


Les magasins considérés comme essentiels, et qui resteront donc ouverts normalement, sont les mêmes que lors du précédent confinement de l’automne dernier. Outre les magasins d’alimentation et les night-shops, il s’agit notamment des magasins pour bébés, des marchands de journaux et librairies, et des magasins de télécommunications. Ces mesures sont valables jusqu’au 25 avril, selon l’arrêté ministériel. Il n’est pour l’instant question d’aucune évaluation intermédiaire.