Une autre entreprise de transport de colis mise en cause : le dépôt de GLS est sous scellés

Une autre entreprise de transport de colis mise en cause : le dépôt de GLS est sous scellés
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Après ses descentes chez PostNL et DPD, l’inspection sociale a rendu une visite surprise au distributeur de colis GLS à Puurs mercredi. Le dépôt est sous scellé.

 

Travail au noir

Les entreprises de livraison restent dans le collimateur de l’inspection sociale. Au moins 39 infractions ont été constatées lors d’une perquisition au dépôt de GLS à Puurs mercredi matin : 33 infractions au travail à temps partiel, cinq cas de travail non déclaré et un employé en séjour illégal. C’est ce qu’a signalé l’auditeur du travail Gianni Reale à De Tijd. Le dépôt est sous scellé, ce qui signifie que beaucoup de colis de Saint-Nicolas seront livrés en retard.

 

Gianni Reale avait déjà ordonné une perquisition dans deux dépôts de PostNL, à Malines et à Wommelgem, lundi dernier. Là aussi, des infractions avaient été constatées en matière de travail à temps partiel et de travail au noir. Le dépôt de Wommelgem a été mis sous scellés, mais a été libéré entre-temps. Un jour plus tard, une inspection a eu lieu au dépôt DPD de Lummen, où des infractions ont également été constatées. Face à ces informations, IKEA Belgique a suspendu sa collaboration avec PostNL.

 

Tolérance zéro

Les entreprises de livraison ont été souvent mises en cause ces dernières années et plusieurs d’entre elles ont paru devant le tribunal correctionnel. La forte pression sur les prix dans le secteur les oblige à faire appel à des sous-traitants et des indépendants bon marché, qui ne respectent pas toujours le droit du travail. Il est même question de chauffeurs sans permis et de travailleurs mineurs. Mais ces pratiques créent également une concurrence déloyale avec Bpost, qui ne fait appel qu’à des salariés permanents.

 

Pour l’auditeur Gianni Reale, l’heure est désormais à la « tolérance zéro » : depuis quelques mois, chaque procès-verbal est transmis au tribunal pénal, a-t-il déclaré cette semaine dans l’hebdomadaire HUMO. Il soupçonne les entreprises de livraison d’avoir au moins fermé les yeux sur les abus commis par leurs sous-traitants.

 

Entre-temps, la ministre de la Poste Petra De Sutter veut accélérer l’introduction de nouvelles réglementations pour les entreprises de courrier. Elle veut limiter le recours à la sous-traitance dans la livraison. Les services de livraison devraient faire livrer une part minimale de leurs colis par des salariés permanents. « Plus les livreurs seront employés dans le cadre d’un contrat de travail, mieux ils sont protégés contre ces pratiques », a précisé le ministre.