Wibra veut sauver ces 36 magasins en Belgique

Wibra veut poursuivre ses activités en Belgique avec ces 36 magasins
Photo : Dafinchi / Shutterstock.com

Après des mois d'incertitude, la direction de Wibra a annoncé quels magasins de la chaîne seront relancés en Belgique. Si le tribunal de l'entreprise rejette sa proposition, l’entreprise risque la faillite.

 

183 emplois maintenus

Wibra Belgique, en réorganisation judiciaire depuis fin juillet, envisage une reprise avec des effectifs fortement réduits : la direction belge de la chaîne veut reprendre 36 des 81 magasins existants et ainsi sauver 183 des 439 emplois actuels. Cependant, les incertitudes quant aux magasins et donc aux employés concernés ont longtemps perduré.


Lors d’un conseil d'entreprise, la direction a fourni davantage d'explications suite au mouvement de grève lancé dans un quart des magasins la semaine dernière. Le siège social de Temse est maintenu, ainsi que les magasins suivants : Borgerhout, Merksem, Alost, Louvain, Geel, Mortsel, Ostende (2), Schaerbeek (2), Liège, Etterbeek, Eeklo, Menen, Tirlemont, Halle, Herentals, Gilly, Bruges, Mont-Saint-Amand, Lokeren, Laken, Genk, Bergen, Kapellen, Uccle, Blankenberge, Jette, Maasmechelen, Estaimpuis, Tielt-Winge, Heusden-Zolder, Haccourt, Mechelen Nekkerspoel, Overpelt et Mariakerke.

 

Aucune garantie pour l’instant

Toutefois, le plan n'a pas encore été approuvé par le tribunal de l’entreprise, ce qui signifie que tout est encore en suspens. Selon Gazet van Antwerpen, le jugement devrait être rendu le 5 octobre. En cas de rejet de la proposition, les perspectives sont sombres : la direction menace de déposer le bilan. La chaîne est déficitaire en Belgique depuis plusieurs années.


« Les activités belges déficitaires étaient normalement amorties et compensées par les autres activités du groupe, mais dans le contexte actuel du COVID-19, cela n'était plus possible », a déclaré l’enseigne. La situation serait devenue intenable.


La direction n'a pas encore donné suite à la demande de garanties pour les employés licenciés introduite par les syndicats. Tant que la réorganisation est en cours, seuls les salaires et les heures supplémentaires peuvent être payés. L’administrateur délégué Bas Duijsens a également fait savoir que tous les employés des magasins relancés ne seront pas automatiquement réengagés.