L’immobilier commercial perd en popularité chez les investisseurs

Retailvastgoed niet populair bij beleggers

Les fonds immobiliers ont considérablement réduit le segment retail dans leurs portefeuilles ces dernières années. Les investisseurs craignent que les centres commerciaux ne perdent la bataille contre l’e-commerce, même s’il existe encore des opportunités, selon certains initiés.

 

Un climat négatif

Selon Ismael Clemente, le dirigeant de Merlin Properties, l’engouement pour l'immobilier commercial est très faible pour le moment. « Les investisseurs n'en veulent pas, et cette tendance s’exprime au niveau mondial », précise-t-il au journal Het Financieele Dagblad. C'est la principale raison pour laquelle son entreprise n'achète plus de magasins, même si l’e-commerce ne représente que 4% de l’ensemble des achats en Espagne. A titre de comparaison : cette part est déjà de 20% au Royaume-Uni et de 10% aux Pays-Bas.

 

C’est pour cette même raison que l'administrateur de fonds de pension APG a réduit sa participation dans le retail de 45% à 34%. Dans ces 34 % restants, le focus s’est déplacé des centres commerciaux de taille moyenne vers des magasins tels que Batavia Stad et Designer Outlet Roermond. « Les points de vente outlet sont beaucoup moins affectés par les achats en ligne. En Europe, nous sommes présents dans les magasins outlet à plus de 25 % actuellement », déclare Patrick Kanters, responsable immobilier chez APG.

 

Castellum, l'un des principaux investisseurs immobiliers en Suède, a même été plus loin en réduisant la part de l'immobilier commercial de 23% à 6%. Son directeur général Henrik Saxborn estime qu’il existe encore des opportunités dans le retail. Il pense principalement aux magasins situés aux emplacements A et aux supermarchés parce que ceux-ci souffrent moins de la concurrence d’internet.

 

On peut entendre un tout autre son de cloche chez Taco de Groot, PDG de l’entreprise Vastned qui investit dans des biens commerciaux. Selon lui, le climat négatif est très exagéré : « Le retail n’est vraiment pas mort. Les retailers sont de plus en plus critiques quant à l’endroit où ils veulent s’installer, mais cela ne représente pas un problème ne soi. »