Le développement de nouveaux centres commerciaux ralentit

Le développement de nouveaux centres commerciaux ralentit

L’an dernier, la superficie en centres commerciaux couverts a augmenté de 4,5 millions de m² en Europe : 6% de moins qu’en 2015. A l’avenir, le secteur table plutôt sur l’expansion de shopping centers existants, avec l'accent sur l'expérience client.

De la croissance au Benelux

En 2016, l’Europe occidentale a connu une croissance de 15% en matière de construction de nouveaux centres commerciaux, c’est ce qui ressort d’un nouveau rapport du consultant immobilier Cushman & Wakefield.  La France a été le pays le plus actif en termes de développement, et on prévoit encore une forte croissance à l’avenir.  La hausse de la confiance des consommateurs stimule la demande de surface commerciale additionnelle, alors que davantage de marques internationales arrivent sur le marché.  L’Italie et l’Espagne ont également connu une belle progression, tandis que les activités de développement au Royaume-Uni ont baissé de 17% en 2016.


L’activité de développement a également été très importante au Benelux, avec l’ouverture de Docks Bruxsel notamment.  « D’un point de vue historique, le nombre de transactions au niveau des centres commerciaux en Belgique est très limité.  2017 devrait être une année marquante grâce à la vente annoncée de deux centres commerciaux à Bruxelles, notamment Docks Bruxsel et Woluwe Shopping », précise le spécialiste Arnaud de Bergeyck.

 
Miser sur l’expérience

En Europe centrale et orientale, le développement des centres commerciaux a baissé de 17%, après avoir enregistré un déclin de 11% en 2015.  Des risques géopolitiques et une saturation croissante des centres commerciaux dans beaucoup de grandes villes en sont les causes principales.  La Russie reste le principal marché de développement en ce qui concerne les centres commerciaux, même si le rapport dévoile également des chiffres en déclin.  Pour le moment, on ne constate aucune amélioration.


Quel est l’avenir des centres commerciaux ?  « Les extensions des centres existants représenteront près d’un quart des nouveaux espaces commerciaux », estime Justin Taylor de C&W : « Il existe de bonnes raisons pour cela.  Le processus de planification est plus court, la base clients et le réseau des transports en commun existent déjà, ce qui réduit les risques.  Lorsque la taille des centres commerciaux augmente, ceux-ci peuvent attirer davantage de visiteurs et devenir des destinations régionales. »


Les propriétaires des centres commerciaux tentent d’enrichir l’expérience en magasin physique par le biais d’une expérience sociale ou récréative.  « Ils élargissent leur gamme nourriture et boisson, rajoutent des entreprises de loisirs et de divertissements.  Ils souhaitent ainsi faire croître le nombre de visiteurs, les temps de passage et les montants dépensés.  Les centres commerciaux deviennent aussi des lieux de rencontre, des lieux de travail, des endroits où on peut se reposer et se détendre.  Les bailleurs misent sur un mélange adéquat de locataires et mobilisent la technologie et les data pour attirer les clients qui correspondent à ce mix de locataires.