Les rues commerçantes bruxelloises restent (malgré tout) fort fréquentées

Les rues commerçantes bruxelloises restent (malgré tout) fort fréquentées

La ville de Bruxelles a réussi à se redresser après les attentats terroristes. Les grandes rues commerçantes restent très fréquentées : la rue Neuve en particulier a connu une très bonne année et a même dépassé les autres ‘hotspots’ de la capitale.

La Rue Neuve reste la rue la plus fréquentée à Bruxelles

Avec 46.586 piétons par jour, ou 14 millions de personnes par an, la Rue Neuve reste la rue la plus fréquentée de la capitale belge.  C’est ce qui ressort d’un baromètre d’Atrium.brussels, l’agence commerciale de la région.  Certes avec des mesures prises au point le plus fréquenté, la Rue Neuve a enregistré de meilleurs résultats que le haut de la vile, les grands boulevards, la grand place et le centre de Molenbeek.


Les autres grandes artères commerciales bruxelloises, comme le Boulevard Anspach et la Rue des Fripiers, se maintiennent dans le top trois cette année.  Comme chaque année, la Porte de Namur et la Grand Place complètent le top 5.  A la sixième place, on trouve un nouvel arrivant.  Pour la première fois, la Chaussée de Gand à Molenbeek a réussi à décrocher une place dans la liste des rues bruxelloises les plus fréquentées.

 
Les travaux et les magasins déterminent les allées et venues

Selon Atrium, le passage à Bruxelles n’est pas mauvais, contrairement aux communications souvent négatives concernant la capitale.  Même si ce passage varie fortement selon les quartiers, la ville de Bruxelles n’a pas trop souffert du nombre de visiteurs en 2017.  « Le centre-ville a connu un moment difficile avec une perte du nombre de visiteurs en 2016, mais il s’est repris ensuite », précise Julie Bacq, directeur retail et développement auprès de l’agence commerciale bruxelloise, au journal La Libre.


Les éléments qui influencent fortement le nombre de visiteurs ont souvent un caractère local.  Notamment les travaux dans une rue qui peuvent avoir un impact énorme, de même que les magasins dans les rues commerçantes eux-mêmes : une rue enregistre les mêmes résultats que ses magasins.  Ainsi, la fameuse Rue Dansaert a subi les conséquences du départ des formules Buffalo et Zadig & Voltaire : le nombre de passants y a baissé de 6%.  Même si la presse négative autour de la zone piétonne et l’image effrayante de Bruxelles après les attentats ont également eu un impact négatif sur la rue.

 
Le succès d’un quartier est réalisable

L’Avenue Brugmann à Uccle et le quartier Vanderkindere sont des endroits où les choses se passent bien.  En 2015, des travaux y avaient fortement fait chuter le passage, mais depuis la fin des travaux et l’ouverture de nouveaux commerces et concepts commerciaux, le nombre de visiteurs ne cesse de progresser.


Selon Bacq, le nombre de visiteurs démontre que le succès des quartiers et des rues est réalisable et que les autorités et les commerçants peuvent diriger ce succès eux-mêmes en investissant là où c’est nécessaire.  Même si les travaux publics ont un impact négatif temporaire, les bénéfices peuvent être récoltés par la suite.  Bacq encourage les commerçants à oser investir dans leur quartier, de manière individuelle ou collective.