« Retour sur investissement après 6 ans pour un magasin en ligne »

« Retour sur investissement après 6 ans pour un magasin en ligne »

«Quiconque franchit le pas du commerce électronique doit attendre en moyenne six ans avant de voir ses efforts en ligne récompensé», affirme la fédération du commerce Comeos, à la veille de la foire e-shop Expo, après avoir mené une enquête auprès de ses membres.

Deux fois plus de temps que pour un magasin physique

Le délai d’un retour sur investissement d’une durée de ’six ans minimum’ est non seulement bien plus long que ce que les commerçants avaient estimé, mais également le double du délai pour un magasin physique.  « Dans le cas d’un nouveau magasin physique, on table sur un retour sur investissement après trois ans »,», déclare Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos.  « Alors que les projections pour les magasins en ligne étaient similaires, il s’avère à présent que l’investissement est rentabilisé beaucoup moins rapidement. »


Les retailers sous-estiment surtout les coûts variables :  « Pour obtenir par exemple un bon référencement sur Google, il faut y mettre le prix. Le coût des services est également plus élevé pour un magasin en ligne, la logistique reste un défi, et dans le secteur de l’habillement par exemple, les retours peuvent engendrer des frais imprévus », explique Dominique Michel.

 

« Pas de retour en arrière possible »

Selon le dirigeant de Comeos, la pression sur les marges est et restera le plus grand défi : « Les frontières ont littéralement disparu et lorsque des acteurs étrangers peuvent s’approvisionner à moindre coût et qu’ils disposent de surcroît d’une structure de coûts moins importante, il devient difficile pour nous de rester compétitifs. Les handicaps auxquels doivent faire face les commerçants belges – le coût de la main-d’œuvre, la pression fiscale,… – sont encore amplifiés dans le cadre du commerce en ligne. »


Mais le constat suivant peut néanmoins rassurer le commerce en ligne belge : « Les consommateurs belges continuent de privilégier les marques fiables, les valeurs sûres. »  Heureusement, car  « les investissements en ligne doivent se poursuivre, il n’y a pas de retour en arrière possible », souligne Comeos. 


37,5% de croissance dans le secteur internet

Il serait néanmoins dommage de freiner les investissements en ligne, car le chiffre d’affaires de l’e-commerce en Belgique connaît une belle progression.  Entre 2009 et 2011, les achats en ligne ont augmenté de 3,2 milliards d’euros à 4,4 milliards d’euros, selon les chiffres du Boston Consulting Group : une croissance de pas moins de 37,5 %.


« En 2011, l’internaute belge a dépensé en moyenne 475 euros sur internet, alors qu’en 2009, ce chiffre s’élevait à 400 euros », affirme Filiep Deforche de BCG.  « Les particuliers achètent donc de plus en plus en ligne.  Mais malgré ces chiffres en progression, la Belgique obtient des résultats moyens lorsqu’il s’agit d’e-intensity (le taux de pénétration d’internet dans notre société).  Nous suivons l’évolution, mais nous n’arrivons pas à rattraper notre retard. »


Selon le spécialiste d’internet, le problème ne se situe pas au niveau de la structure.  Internet fait peur aux consommateurs et les petites et moyennes entreprises ne l’utilisent pas suffisamment.  Seule une PME sur trois est pleinement active sur la toile, et « ce taux est nettement inférieur par rapport à nos pays voisins », déclare BCG.

 

 

Traduction : Laure Jacobs

Questions or comments? Please feel free to contact the editors


Rakuten jette un pont vers l’e-acheteur japonais

30/10/2017

Dans l’ombre d’Alibaba et Amazon, le japonais Rakuten Ichiba connaît un développement prospère.  Différentes chaînes occidentales ont recours à la plate-forme en vue de commercialiser leurs produits auprès des e-acheteurs japonais.

Whole Foods booste le chiffre d’affaires d’Amazon

27/10/2017

Au troisième trimestre le géant américain du e-commerce Amazon a enregistré une forte croissance de son chiffre d’affaires, en partie grâce à Whole Foods, dont les ventes pour la première fois ont été reprises dans les résultats.

Coolblue lance une app belge

25/10/2017

Coolblue vient de lancer une app pour le marché belge, disponible en néerlandais et en français, mais pour l’instant uniquement sur iOS. Selon l’e-tailer hollandais, l’app est le moyen le plus rapide pour faire son shopping sur le webshop.

Plus de la moitié des foyers américains envoûtés par Amazon

21/10/2017

Sur une estimation de 126 millions de foyers aux EU, pas moins de 90 millions d’Américains sont membres d’Amazon Prime, le programme de fidélité d’Amazon.  Amazon domine donc le marché intérieur.  Quelles leçons l’Europe peut-elle en tirer ?

Le travail de nuit dans l’e-commerce autorisé à partir du 20h

20/10/2017

Le gouvernement va adapter l’accord conclu cet été concernant le travail de nuit dans l’e-commerce. Désormais le travail de nuit sera autorisé à partir de 20h moyennant l’accord d’un seul syndicat.

Lancement de Safe.Shop, premier label de confiance mondial du e-commerce

16/10/2017

L'Ecommerce Foundation vient de lancer Safe.Shop, le premier label de confiance international du secteur du e-commerce. Pour l’instant seuls douze pays sont affiliés, mais d’autres devraient s’y ajouter rapidement.

Back to top