bpost : « Chaque Belge nous connaît, c’est un sérieux atout »

bpost : « Chaque Belge nous connaît, c’est un sérieux atout »

Il aura fallu du temps, mais à présent les Belges ont eux aussi adopté l’e-commerce. Une tendance qu’exploite habilement bpost, comme en témoigne la croissance de son service de livraison de colis. L’entreprise ne cache d’ailleurs pas ses ambitions.

73% des Belges préfèrent la livraison à domicile

En tant qu’entreprise des postes, bpost bénéficie d’une solide position sur le marché belge, explique Jan Vandenneucker, managing director du département des colis. « Chaque Belge nous connaît. Depuis des décennies nos facteurs se rendent quotidiennement de porte à porte. Nous avons pas moins de 11.000 facteurs qui livrent chaque jour des colis à domicile, ce qui constitue  un sérieux atout. »


Selon Jan Vandenneucker, cette familiarité permet à bpost d’attirer des marques influentes et exigeantes en tant que clients. « C’est en cela que nous nous distinguons d’autres acteurs, nouveaux ou étrangers. Nous sommes le seul prestataire de service logistique à proposer tous les modes livraison que peut espérer l’expéditeur. »


Vandenneucker fait référence ici aux plus de 1.250 points poste et bureaux de poste de bpost, aux distributeurs de colis et bien entendu à la livraison à domicile par les facteurs locaux. « Plus le consommateur online est mature, plus il exige d’options », estime le managing director.


« Environ 73% des Belges préfèrent la livraison à domicile. Il peut s’agir également de livraisons sur leur lieu de travail, mais les livraisons à la maison restent en tête. Par ailleurs les gens ont souvent recours aux points de retrait, à nos points poste et nos bureaux de poste. »


Distributeurs de colis hi-tech, 24h/24 et 7j/7

Le dernier mode de livraison à s’être ajouté à l’offre est le distributeur de colis. L’entreprise des postes installe ces petits coffres dans des lieux très fréquentés, notamment des gares, des grands magasins ou encore des parkings. D’ici la fin de cette année bpost aura 125 distributeurs de colis en service aux endroits les plus stratégiques.


« En octobre et novembre nous avons mené une grande campagne publicitaire, notamment via des spots radio, pour promouvoir les distributeurs de colis. Et avec succès, car à ce jour nous avons plus de 120.00 inscriptions pour ce mode de livraison », précise Vandenneucker.


Pour avoir accès aux distributeurs de colis, une inscription unique suffit, après quoi le consommateur pourra se faire livrer dans le distributeur de son choix. Le système permet également de retourner des articles ou encore d’envoyer des colis d’un distributeur à un autre.


« En 2015 nous installerons encore 25 distributeurs supplémentaires. Il est important que le déploiement se fasse progressivement, car ces distributeurs nécessitent un logiciel important. Maintenant que les imperfections des débuts ont été rectifiées, nous constatons que tant les clients résidentiels que professionnels découvrent le système : bon nombre de retailers, dont des grands noms comme Decathlon et Zalando, ajoutent cette option à leur offre. A terme nous pensons pouvoir traiter 5 à 10% du volume total des colis via nos distributeurs. »


« Les possibilités créatives ne manquent pas »

Et pour l’avenir bpost n’est pas en mal d’idées : « Récemment nous avons introduit les livraisons le samedi, que nous déploierons d’ici maintenant à janvier. Cela prouve à quel point nous sommes flexibles : nous sommes passés d’une semaine de 5 jours ouvrables à 6 jours ouvrables. De plus nous envisageons sérieusement les livraisons le dimanche. Cette demande émane des e-tailers, qui espèrent ainsi pouvoir renforcer leur position concurrentielle  par rapport aux magasins offline. »


Jan Vandenneucker : « Les possibilités créatives ne manquent pas. Ainsi nous avons lancé à Bruxelles, en Brabant wallon et à Hal-Vilvorde un service de courses via la plate-forme Combo.be. De grandes chaînes de supermarchés comme Carrefour et Cora se sont d’ores et déjà associées au projet pilote. »


Mais encore ? « Nous comptons également continuer à investir dans la communication au niveau de l’expédition : la traçabilité d’un colis est devenu un facteur de plus en plus important, tant pour l’expéditeur que pour le consommateur. Nous ne nous chargeons pas uniquement du transport du colis, mais également de toute l’information qui gravite autour. »


Online et offline, B2C et B2B se mélangent

L’e-commerce n’a pas fini de se développer, Vandenneucker en est convaincu. Il constate que l’online et l’offline de plus en plus vont main dans la main, par exemple lorsque le consommateur fait son achat en magasin et se fait ensuite livrer à domicile.


Jusqu’à présent bpost s’est profilé essentiellement en tant que fournisseur B2C, mais l’entreprise des postes ambitionne également de se positionner dans le domaine B2B : « C’est un marché sur lequel nous souhaitons intensifier nos activités. Nous pouvons par exemple livrer des magasins depuis un fulfillment center ou d’un magasin à un autre magasin. En ce moment nous transportons déjà des commandes d’un magasin à l’autre, pour ensuite éventuellement les livrer chez le consommateur lui-même. »

 

« A Anvers nous avons lancé le projet City Logistics, qui consiste à regrouper les livraisons de fabricants et de fournisseurs destinés à différents commerçants  à un seul endroit, pour ensuite les expédier vers les différents magasins depuis ce point central. C’est plus efficace et meilleur pour l’environnement. »


« Un secteur passionnant qui nous réserve encore de belles perspectives »

De plus les ambitions de bpost ne s’arrêtent pas à son marché domestique : « Nous cherchons également à nous étendre vers l’étranger. Nous devons parvenir à ce que pour les  livraisons B2C le délai standard d’un jour après expédition valable dans notre pays, le soit aussi dans nos pays voisins ou alors maximum deux jours après expédition. »


« D’ailleurs le Belge aime faire son shopping online à l’étranger. C’est pourquoi nous avons des accords avec 220 pays. Par ailleurs nous avons des vendeurs sur tous les continents pour entretenir des contacts avec les grands acteurs internationaux. »


« L’e-commerce belge a déjà parcouru un long et beau chemin », conclut Vandenneucker, « mais le voyage est encore long. C’est un secteur passionnant qui nous réserve encore de belles perspectives. »

 

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