Les e-commerçants adaptent-ils leurs prix à la tête du client ?

Les e-commerçants adaptent-ils leurs prix à la tête du client ?

Les e-tailers utilisent-ils les informations sur les habitudes de navigation des internautes, afin de pratiquer des prix plus élevés pour une clientèle aisée? Une question qui vu la montée en force du commerce ligne, mérite qu’on s’y attarde.

L’internaute laisse des traces

Quiconque surfe sur Internet laisse des traces, notamment via les cookies, qui retiennent quels sites  l’internaute a consultés. Si parmi ces sites figurent des entreprises de luxe, l’internaute en question ne lésinera probablement pas sur le prix et l’e-tailer pourrait donc augmenter son prix. Autre exemple : un internaute consulte un site, puis se rend sur un autre site, pour ensuite revenir au premier site ;  manifestement le client est intéressé et ne se laissera donc pas dissuader par un prix plus élevé.


De même, les clients ayant acheté des produits onéreux par le passé ou habitant dans une commune huppée, n’hésiteront pas à payer un prix plus élevé. Autant d’informations dont disposent les e-commerçants et qu’ils peuvent ensuite utiliser pour hausser les prix pour les clients aisés, afin d’augmenter leur rendement.


Le stockage d’informations offre des avantages, aussi pour le client

Ces pratiques sont-elles autorisées ou non ? Malgré quelques investigations et études des services de l’inspection économique, ces pratiques pour l’instant ne sont pas interdites par la loi. Si le vendeur et l’acheteur sont d’accord sur le produit et son prix, l’achat est légal.


Mais est-ce justifiable d’un point de vue éthique ? Selon Jorg Snoeck de RetailDetail, le stockage d’informations offre des avantages, aussi pour le client : « Grâce à cela l’on vous proposera des produits qui correspondent mieux à votre profil. » De même dans les magasins physiques : lorsqu’un client se balade dans les rayons avec son GSM ou son smartphone, le magasin pourra détecter des achats antérieurs et orienter le client vers des produits censés l’intéresser.


Gino Van Ossel, professeur en retail à la Vlerick Business School, estime que le consommateur peut s’armer contre de telles pratiques, notamment en n’acceptant pas de cookies lorsqu’il surfe sur Internet, en notant les prix lors de sa première visite à un webshop ou encore en utilisant différents appareils lorsqu’il fait des recherches. Reste à savoir si le consommateur est prêt  à se donner tant de mal, pour une différence de prix finalement assez minime …

 

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