Rocket Internet déçoit les investisseurs

Rocket Internet déçoit les investisseurs

Les 12 principaux sites d’e-commerce dans lesquels Rocket Internet investit, ont vu leurs revenus grimper de 34% au 1er trimestre. Grâce à cette croissance leurs pertes ont pu être réduites de 23%. Néanmoins les investisseurs se sont montrés déçus. 

Chiffre d’affaires en hausse, pertes en baisse

Rocket Internet investit dans de jeunes entreprises d’e-commerce, qui souhaitent appliquer des modèles d’entreprises qui ont déjà fait leurs preuves dans de nouveaux marchés émergents. Le groupe se concentre sur un nombre limité de secteurs : l’alimentation, la droguerie, la mode, l’aménagement de la maison et les voyages. Le portefeuille de Rocket Internet comprend notamment le fournisseur de box alimentaires HelloFresh, la maison de mode du Moyen-Orient Namshi et l’enseigne d’ameublement Westwing.


Au cours du premier trimestre les entreprises dans lesquelles l'incubateur de start-ups allemand investit, ont vu progresser leurs revenus de 34% à 532 millions d’euros. Globalement la perte d’exploitation a été réduite de 23%, soit plus de 40 millions d’euros. Le patron Oliver Samwer estime que les chiffres continueront de s’améliorer en 2016.


Les investisseurs déçus

Pourtant les investisseurs se sont montrés déçus. Après l’annonce des résultats du premier trimestre, l’action de Rocket Internet a chuté de plus de 5% à la bourse de Frankfort. Les analystes estiment que la croissance de 34% est limitée par rapport à la croissance de 69% enregistrée au premier trimestre en 2015.


Par ailleurs, même si HelloFresh, acteur clé du portefeuille de Rocket Internet, a vu bondir son chiffre d’affaires de 211% grâce à des investissements marketing accrus, ses pertes ont augmenté de7,3 millions d’euros à 27,3 millions d’euros. Et enfin les investisseurs ont estimé que les informations fournies étaient assez sélectives et limitées.


Les résultats de Lazada n’ont pas été repris dans les chiffres. Rappelons que Rocket Internet a vendu la majorité de ses actions dans la plate-forme de vente en ligne du sud-est de l’Asie à Alibaba en avril 2016 et que les Chinois ont une option sur les actions restantes.