La chaîne d’ameublement BUT convoite Conforama

La chaîne d’ameublement française BUT est candidate à l'acquisition de son concurrent Conforama. Ce dernier est en vente depuis un certain temps déjà et mène actuellement une réorganisation majeure. 1.500 à 2.000 emplois seraient menacés.

 

Un emploi sur cinq serait menacé

Selon le journal français Le Figaro, BUT est l’unique candidat restant susceptible de reprendre Conforama qui se trouve en difficulté. Cette chaîne d’ameublement, la deuxième en France (après Ikea) avec ses 235 filiales et un chiffre d'affaires annuel de près de 3,5 milliards d'euros, est en vente depuis que sa société mère sud-africaine Steinhoff s'est elle-même mise en difficulté suite à un scandale financier majeur.

 

L’an dernier, Conforama a donc dû rechercher un financement d'urgence de près de 200 millions d'euros et a été obligé de céder sa participation de 17 % dans Showroomprivé (racheté par Carrefour qui a déboursé 78,7 millions d'euros). Afin d'optimiser les chances de trouver un acquéreur, Conforama mène actuellement une réorganisation majeure. Un emploi sur cinq serait menacé. Conforama emploie actuellement 9.286 personnes.

 

Le dossier Conforama est entre les mains de la banque d'affaires Rothschild qui a proposé la chaîne à plusieurs repreneurs potentiels (dont Fnac Darty). Mais en vain pour l'instant, peut-on lire dans Le Figaro. BUT ne souhaite ni confirmer ni infirmer cette annonce, mais des spécialistes retail se souviennent qu'en 2011 - lorsque PPR (aujourd'hui rebaptisée Kering) a vendu Conforama - BUT était déjà candidat à l’acquisition de son concurrent. Cela fait deux ans que BUT fait partie du groupe autrichien Lutz, qui compte quelque 570 magasins de meubles et réalise un chiffre d'affaires de 5,5 milliards d'euros.