Avail à la RetailDetail Night 2019 : première plateforme de shopping social en Belgique

Avail general manager Noemie Haverhals met medeoprichter Wouter Torfs

Avail réunit  le shopping social et l’économie de plateforme en un concept innovant : la plateforme de mode s’adresse aux fashionistas réfléchies et aux marques émergentes. Lors de la RetailDetail Night Noëmie Haverhals expliquera pourquoi le commerce social représente l’avenir.


Partagez ce qui vous portez dans des micro-stores

Née d’une idée de l'enseigne de chaussures Torfs et de 9.5 Ventures (un groupe d’investisseurs qui aide de grandes enseignes à innover), Avail est la première plateforme d’e-commerce belge qui réunit des marques de mode débutantes et des jeunes fans de mode. Noëmie Haverhals, élue Young Marketer 2019, est aux commandes de la start-up  et dirige la mise en œuvre du concept. Lors de la RetailDetail Night, qui aura lieu ce jeudi 28 novembre, elle expliquera en quoi Avail est la plateforme de mode du futur.


La combinaison de l’aspect ‘social’ et des marques émergentes constitue l’USP d’Avail. L’idée de la plateforme de mode est de permettre aux consommateurs de devenir les ‘curateurs’ de leur propre micro-store : ils partagent ce qu’ils achètent et portent et inspirent ainsi d’autres shoppers. Cette approche sociale rend la plateforme très accessibles aux fans de mode, mais également aux jeunes labels débutants.


Haverhals : « Autrefois pour être en vue, il fallait mener des campagnes coûteuses avec des mannequins professionnels. Aujourd’hui tout cela n’est plus nécessaire grâce aux réseaux sociaux, ce qui donne plus de chances aux marques plus modestes. » Haverhals et son équipe internationale sélectionnent ces marques. En septembre la plateforme a démarré avec une trentaine de labels débutants, notamment le belge NONA ou encore le britannique House of Sunny.


De la Grande-Bretagne à la Scandinavie

Le marché britannique recèle un énorme potentiel, estime Haverhals, qui ne cache pas ses ambitions internationales. « Le Royaume-Uni est plus avancé au niveau online et on y trouve davantage de start-ups. Les Britanniques semblent être moins craintifs  et moins réticents à l’idée d’entreprendre. En Scandinavie aussi Avail noue des contacts. Nous constatons que les jeunes marques parviennent souvent à acquérir une notoriété suffisante au niveau local, mais qu’à l’international c’est moins évident. C’est à cela que servent les plateformes. »


La start-up, en tant que plateforme, a choisi délibérément de ne pas opérer comme un détaillant classique : « Comme le dit le livre ‘The Future of Shopping’ : tout le monde devient retailer. Toutes ces marques ont donc également leur propre boutique en ligne. Nous synchronisons leur offre et leur information avec notre webshop. Le processus d’achat pour le consommateur s’effectue entièrement via Avail, mais le traitement ultérieur se fait par les marques. »

 

Le jeune consommateur recherche plus d’authenticité

Ensuite il revient aux ‘curateurs’ – les fashionistas eux-mêmes – de partager et de promouvoir les produits. Si l’un d’eux parvient à inspirer un shopper et l’inciter à l’achat, il touchera une commission de 5%. « Tout le monde peut participer. Dans un premier temps nous avons sélectionné une série de micro-influenceurs internationaux. Il s’agit de personnes un peu plus connues, mais surtout réalistes, comme par exemple l’architecte d’intérieur Justine Kegels et la DJ Lola Haro.


Les jeunes générations des Millennials et de la Gen Z, qui constituent le groupe cible d’Avail,  accordent une grande importance aux réseaux sociaux. « La Gen Z est une génération qui se préoccupe beaucoup de l’expression de soi : ils veulent s’exprimer et sont en quête d’interactions sociales. Ils recherchent clairement de nouvelles marques, plus transparentes et plus authentiques. Pour les marques existantes il semble plus difficile d’opérer ce changement. »


Le fait que ces marques émergentes soient plus chères que la fast fashion, avec laquelle les jeunes générations ont grandi, ne constitue pas un problème, selon Haverhals : « D’ici 2025 la Gen Z représentera 40% du segment moyen online. C’est un processus d’apprentissage : de plus en plus souvent les jeunes préfèrent acheter un seul vêtement qu’ils porteront plus longtemps. En outre, on n’achète pas tout au même endroit, c’est un complément et une prise de conscience grandissante. »


Du potentiel pour le vintage et la beauté

Quelles sont les ambitions de Noëmie Haverhals pour l’avenir ? Conformément aux ambitions durables de la plateforme, le vintage s’inscrit parfaitement dans le concept d’Avail, estime l’entrepreneuse. Des magasins de seconde main ont déjà introduit des demandes. « Le vintage est très populaire auprès de la génération Z et rejoint totalement la mentalité de nos consommateurs. La question est de savoir comment incorporer cela techniquement, nous nous y attèlerons en 2020. »


Les articles de beauté aussi sont parfaitement complémentaires à la plateforme. « La beauté est une catégorie très présente en ligne, notamment  par le biais de vidéos sur les réseaux sociaux. Actuellement nous passons déjà des vidéos sur nos canaux sociaux et à l’avenir nous en diffuserons sur notre site web. Le taux de conversion des vidéos est beaucoup plus élevé que celui des photos. »


Une fusion avec le fondateur Torfs n’est toutefois pas envisagée. « Ce sont deux entreprises distinctes et je pense qu’elles le resteront. Pour Torfs il est intéressant de pouvoir toucher une autre partie du marché par l’intermédiaire d’Avail. Les deux se complètent. »


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