Comment JBC veut venir à bout des stéréotypes de genre

Comment JBC veut venir à bout des stéréotypes de genre
JBC

Grâce à diverses initiatives, dont une collection capsule non genrée, la chaîne de mode belge JBC attire davantage l'attention sur l'égalité des sexes. La chaîne supprime les références distinctes pour les garçons et les filles s'envolent.

 

Collection

Ces références sont remplacées par des indications par catégorie d'âge (bébés, enfants et adolescents). JBC lance également une collection capsule non genrée, composée de pulls de différentes couleurs avec des inscriptions telles que « When I grow up, I wanna be a CEO », « game developer » ou « firefighter ». Les articles sont disponibles dans les tailles 92 à 170 à des prix allant de 24,95 € à 29,95 €. Cette collection n'est pas sans rappeler une initiative similaire de Zeeman, qui avait présenté une collection non genrée au début de l'année dernière.

 

Enfin, JBC sort également un livre de coloriage invitant les enfants à rêver au-delà des lignes, avec des dessins de l'illustratrice belge Manon Hermans. Au travers de ces dessins, qui représentent des professions moins évidentes telles que pompière ou ouvrière du bâtiment, JBC souhaite contribuer à venir à bout des stéréotypes persistants.

 

Rêver au-delà des lignes

Une récente étude de la VUB a montré que les normes de genre (les attentes et les associations liées à un certain genre) ont encore une influence considérable sur les préférences professionnelles des jeunes. Les garçons veulent principalement devenir ingénieurs, maçons ou pompiers, tandis que les filles ont une nette préférence pour les professions « douces », telles que puéricultrices, infirmières ou coiffeuses.

 

Les résultats de l'étude ont interpelé JBC. « En tant qu’entrepreneur et magasin familial belge, nous souhaitons au contraire que les enfants puissent faire un choix libre sur le marché du travail, indépendamment de leur genre.  Nous voulons permettre aux enfants de rêver à leur futur métier en dépassant les lignes. C’est pourquoi JBC veut désormais gérer plus consciemment les stéréotypes dominants et donc, les combattre activement », déclare Ann Claes, directrice.