FNG demande encore un délai supplémentaire aux obligataires

FNG demande encore un délai supplémentaire aux obligataires
Photo : FNG Group

Pour la troisième fois en un mois et demi, FNG demande un délai de paiement à ses détenteurs d’obligations. Le groupe de mode, maison mère de Brantano et de Miss Etam, entre autres, est au bord du gouffre.

 

Plan de relance

Dans un nouveau communiqué de presse, FNG demande un report de paiement à ses détenteurs d’obligations jusqu’à la fin de cette année. C’est déjà la troisième demande de ce genre émise par le groupe de mode sur une période d’un mois et demi, rapporte De Standaard. Pas plus tard que la semaine dernière, FNG a demandé à tous ses détenteurs d’obligations un report de trois mois ; la première demande ne concernait que les emprunts obligataires émis en 2012 et 2015.

 

Les 11 et 26 juin, les détenteurs d’obligations devront statuer sur le report. Au total, cinq emprunts obligataires sont concernés, pour un montant total de 75,1 millions d’euros. Le report devrait donner du temps à l’entreprise et lui permettre d’élaborer un plan de relance général.

 

Dettes

Cependant, la dette totale du groupe de prêt-à-porter est bien plus élevée et est estimée à 540 millions d’euros. L’année dernière encore, FNG a eu recours à un emprunt obligataire en Scandinavie d’environ 140 millions d’euros pour financer l’acquisition d’Ellos. En outre, l’entreprise doit toujours une somme considérable aux banques et a des obligations envers ses fournisseurs. Il est donc difficile de savoir comment la société parviendra à garder la tête hors de l’eau.

 

L’action FNG reste suspendue jusqu’à nouvel ordre : la FSMA, qui exerce le contrôle du secteur financier, a soulevé des questions sur plusieurs acquisitions et les comptes annuels 2018 de l’entreprise de mode. Tant que cet examen ne sera pas clôturé, la cotation de l’action restera suspendue. La publication du rapport annuel pour l’exercice 2019 a également été reportée, ce qui a contraint au report de l’assemblée des actionnaires. « Le réviseur a posé des questions supplémentaires », explique le porte-parole, Gunther De Backer, dans De Tijd.