Grande inquiétude concernant FNG

Grande inquiétude concernant FNG
Photo : Baker Bridge / FNG Group

Le groupe de mode FNG demande à ses obligataires de pouvoir rembourser les intérêts et les dettes dus à une date ultérieure. Cette nouvelle, combinée à la démission du PDG Dieter Penninckx, entraine les spéculations les plus folles.

 

Report d’échéance pour les obligations

Le sort de FNG suscite une vague d’inquiétude aussi bien en bourse que parmi les analystes : en un an, le groupe de mode belge a perdu pas moins de 80 % de sa valeur boursière. Après l’annonce du départ du CEO et cofondateur de l’entreprise, Dieter Penninckx, suivie quelques heures plus tard par une demande de report de remboursement des dettes, le cours de l’action est tombé à un peu plus de 3 euros lundi.

 

FNG veut réunir ses obligataires le 19 mai et espère obtenir le report de l’échéance des obligations en cours à 2024. L’entreprise de mode chapeautant Brantano et CKS souhaite également bénéficier d’un an de répit pour le paiement des intérêts des obligations émises. Ces derniers devaient normalement être versés le 1er juin.

 

Une proie facile pour une reprise ?

Tout indique que FNG subit des difficultés financières, ce qui n’est bien sûr pas difficile à expliquer en cette période de crise du coronavirus. Pourtant, certains analystes craignent que la situation ne s’aggrave, d’autant plus que l’acquisition coûteuse du détaillant en ligne scandinave Ellos, pour laquelle le groupe a contracté des dettes supplémentaires, a déjà été critiquée. La dette totale du groupe est actuellement estimée à plus de 400 millions d’euros.

 

FNG a également reporté la publication de ses résultats annuels pour 2019, et ce, en raison de la crise du Covid-19, a déclaré l’entreprise elle-même. L’ensemble de ses dettes serait quatre fois plus élevé que l’EBITDA, rapporte le journal De Tijd. Précédemment, le groupe avait également annoncé la fermeture de cinquante magasins aux Pays-Bas.

 

Les analystes pensent que FNG deviendra maintenant une proie pour des repreneurs, communique, entre autres, Business AM. Le cours extrêmement bas de l’action et le fait que le management soit perturbé par le départ soudain du PDG Dieter Penninckx favoriseraient effectivement un tel scénario. Enfin, certains spéculent même sur une éventuelle faillite imminente du groupe.