JBC, CKS et Mayerline se redressent après une année compliquée

JBC, CKS et Mayerline se redressent après une année compliquée
JBC

Claes Retail Group (CRG), le holding propriétaire des chaînes de vêtements belges JBCCKS et Mayerline, n’est pas sorti indemne de la crise sanitaire. Mais le groupe de mode est en passe de renouer avec les bénéfices cette année, confirme son CEO Bart Claes.

 

Continuer à investir

Si CRG avait encore enregistré une croissance encourageante en 2019, son chiffre d’affaires a chuté de 23% en 2020. Résultat : le groupe a clôturé l’année avec un EBITDA de 200 000 euros et une perte nette de 13,4 millions d’euros. Un recul imputable aux fermetures obligatoires des magasins, mais aussi au fait que CRG a immédiatement adapté la valeur des stocks à l’impact de la pandémie.
 

Entre-temps, le holding continue à investir, pour plus de 15 millions d'euros au total :  « Avec la fermeture de tous les magasins, nous avons énormément investi dans l’e-commerce et son marketing, ce qui nous a permis de plus que doubler nos plateformes en ligne », explique Bart Claes. L’entreprise familiale a également rénové et ouvert un total de 12 magasins en pleine crise sanitaire. En outre, le retailer a racheté la marque de mode CKS au groupe de mode FNG, en faillite.

 

Approche omnicanale

Pour 2021, les perspectives sont bien meilleures : « Sur le premier semestre, nous enregistrons un chiffre d’affaires en hausse de 4% par rapport à 2019 et de 34% par rapport 2020. Au 26 avril, après le troisième confinement, nos ventes avaient augmenté de 10% par rapport à la même période en 2019. » Bart Claes s’est donc fixé pour objectif de clôturer l’exercice dans le vert et d’enregistrer des cash-flows opérationnels (EBITDA) d’au moins 10 millions d’euros, sauf circonstances imprévues. Au terme du premier semestre 2021, le groupe de vêtements est largement dans les temps.
 

La pandémie a montré au retailer l’importance d’une boutique en ligne efficace. JBC a réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros l’an dernier, en hausse de 125%. Et la réouverture des magasins n’a pas affecté les performances de l’e-commerce électronique au premier semestre de cette année. Bart Claes croit en une stratégie omnicanale : « La crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur au shopping en ligne, mais quand nous avons rouvert nos magasins, les clients ont retrouvé tout aussi facilement leur chemin. Et le fait que les purs acteurs en ligne ouvrent aussi des boutiques physiques démontre que nous avons fait le bon choix. »