La mode nuptiale, plus grande victime de la crise sanitaire

La mode nuptiale, plus grande victime de la crise sanitaire
Photo : Shutterstock

95% des mariages prévus cette année en Belgique ont été reportés, et le secteur est frappé de plein fouet : la mode nuptiale est le segment de la mode le plus touché par la crise sanitaire. Une boutique sur trois risque ainsi la faillite à très court terme, même si 2021 pourrait être une année record.

 

Un tiers des entreprises menacées

Le coronavirus perturbe les projets de mariage dans le monde entier, et par conséquent l’activité des vendeurs et des fabricants de robes de mariée. En Belgique, 95% des mariages ont été reportés cette année, et chez les producteurs de masse chinois, la demande étrangère a chuté de 90%. Or ces exportations représentent 10% d’un marché chinois qui pèse 200 milliards d’euros, rapporte Canal Z.

 

En Belgique, un tiers des boutiques de mariage risquent la faillite, mais pour ceux qui survivent cette année, les perspectives restent prometteuses. Si les mesures sanitaires sont assouplies, 2021 pourrait être la meilleure année de tous les temps pour la mode nuptiale, prédit Amandine Ohayon, CEO du groupe Pronovias, l’un des plus grands fournisseurs de vêtements de mariage haut de gamme en Europe.

 

Déjà la reprise

« L’industrie de la mode nuptiale est très résiliente  », a déclaré Amandine Ohayon à FashionUnited. On remarque ainsi que le prix d’achat moyen d’une robe de mariée a augmenté pendant la crise sanitaire : face aux restrictions imposées dans de nombreux autres aspects de la fête, les mariées n’ont pas hésité à opter pour des modèles plus chers.

 

Comme d’autres segments des biens de consommation, ce secteur a massivement embrassé l’e-commerce électronique ces derniers mois. Pronovias a par exemple investi dans des rendez-vous en ligne pour le conseil et la sélection, suivis de rendez-vous physiques au point de vente pour l’essayage. Les médias sociaux ont également gagné en importance et le groupe a notamment organisé des webinaires pour les futures mariées.

 

En Europe occidentale, le propriétaire des marques Nicole et Ladybird n’est finalement pas mécontent : « Le chiffre d’affaires n’a pas chuté autant que dans d’autres pays. Et la reprise s’est déjà amorcée là-bas. Nous nous attendons à ce que septembre soit un mois important, avec un net rebond des ventes de robes de mariée », déclare Amandine Ohayon. Le groupe a donc décidé de maintenir ses projets d’expansion en Europe du Nord, en Amérique du Nord et en Chine.