Le bénéfice de Hugo Boss chute de près d’un quart

Le bénéfice de Hugo Boss chute de près d’un quart

L’enseigne de mode allemande Hugo Boss a vu chuter son bénéfice de près d’un quart au troisième trimestre, et ce principalement en raison des faibles ventes en Chine et aux Etats-Unis.

Ralentissement de la croissance au 3ème trimestre

Le mois dernier Hugo Boss lançait un avertissement sur bénéfice pour l’ensemble de l’année. En cause : le ralentissement des ventes en Chine et aux Etats-Unis. Après quoi l’action a dégringolé à la bourse de Frankfort.


Les chiffres décevants que vient de publier le groupe n’ont donc pas de quoi surprendre : le chiffre d’affaires a progressé d’un modeste 4% à 744 millions d’euros, bien que cette croissance soit attribuable uniquement aux effets de change favorables. Quant au bénéfice net, il a plongé de 23% à 88,5 millions d’euros.


Néanmoins le CEO Claus-Dietrich Lahrs reste optimiste : « L’exercice 2015 sera à nouveau une année de croissance. Durant les neuf premiers mois de l’année nous avons vendu plus que l’année auparavant, malgré un ralentissement au troisième trimestre. Notre business en Europe grandit. Mais au trimestre dernier cette croissance n’a pas suffi à compenser les moindres performances en Chine et aux Etats-Unis. La tendance sur ces deux marchés s’est détériorée. Ceci dit, nous tablons sur de meilleures ventes et des revenus plus élevés durant le quatrième trimestre. »


L’online affiche la plus forte croissance

Pourtant durant ces neuf derniers mois les ventes de Hugo Boss dans son propre canal retail (y compris les outlets et l’online) ont augmenté de 8%, hors effets de change. La branche internet affiche la plus forte croissance avec +22%. Actuellement Hugo Boss compte 1.105 boutiques en propre, soit 64 de plus par rapport à fin 2014. Sur base comparable et en tenant compte des effets de change les ventes ont progressé de 3%.


Par contre la division de gros a vu son chiffre d’affaires reculer de 4% en devises locales, surtout en raison d’une baisse de la demande au troisième trimestre, mais également suite à l’intégration de surface de vente dans le canal retail.

 

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