Le conflit social s’intensifie chez H&M Belgique

Le conflit social s’intensifie chez H&M Belgique

Suite aux mouvements de protestation survenus la semaine dernière dans les points de vente d’Anderlecht et de Liège de H&M, les syndicats et la direction se réuniront demain concernant les troubles sociaux que connaît actuellement la chaîne de vêtements.

« Des contrats incertains » et « une flexibilité extrême »

« Derrière les coulisses tout n’est pas rose chez H&M. L’enseigne dissimule des pratiques sociales inadmissibles », affirme Jan De Weghe du syndicat socialiste BBTK : « des contrats incertains, de plus en plus d’intérimaires, des contrats à durée déterminée sans perspectives d’un emploi fixe, travail à temps partiel, une flexibilité extrême au niveau des heures et du lieu de travail … »


« Suite à cette situation, les employés ne parviennent plus à combiner leur vie privée et leur job, pour autant qu’on puisse encore parler de vie privée. Voilà les thèmes que nous mettrons sur table lors des négociations », explique le syndicaliste.


Le siège principal de H&M Belgique confirme les négociations de demain, mais s’abstient de tout autre commentaire, afin de « donner toutes ses chances à la concertation. »


H&M compte une septantaine de points de vente dans notre pays. Au cours de l’exercice précédent (du 1er décembre 2011 au 30 novembre 2012) H&M Belgique a réalisé un chiffre d’affaires de 384 millions d’euros, une hausse de 5% par rapport à l’année auparavant.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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