Le modiste belge Christophe Coppens tire sa révérence

Le modiste belge  Christophe Coppens tire sa révérence

Christophe Coppens, le célèbre modiste belge, se voit contraint de déposer le bilan « parce que le prix à payer est trop élevé et que la fin ne justifie pas les moyens ». Dans une lettre d’adieu émouvante le créateur de mode dénonce le côté « inhumain » du business de la mode. Après 21 ans Coppens met un point final à  toutes ses activités.

« Un cercle infernal »

Pour Christophe Coppens le monde de la mode traverse une crise sans égal. A la veille d’une augmentation de capital et de l’ouverture de sa nouvelle boutique à Paris, le créateur a finalement décidé que tout cela n’en valait  plus la peine.


« Le préfinancement est impossible à combiner avec les remboursements et autres  paiements. Actuellement les salaires en Belgique sont impayables. Dans ces circonstances, produire de la qualité en petites quantités est un défi impossible à relever », confie le chapelier avec amertume.


« Les magasins ne prennent plus que les gadgets et les accessoires branchés »

Coppens, qui a créé des chapeaux pour les monarques belges et de nombreuses célébrités, avoue que son produit manque de demandes : « Les acheteurs des magasins sont forcés de choisir la sécurité, plutôt des accessoires signés par le créateur de vêtements lui-même.  Avec timing de livraison respecté et vente assurée. Les boutiques préfèrent des articles moins coûteux, des gadgets ou des accessoires branchés du moment. »


« C’est un cercle infernal que je ne parviendrai pas à briser », conclut-il résigné. Ainsi Coppens s’ajoute à la liste déjà longue de designers belges ayant fait faillite, notamment  Kaat Tilley, Veronique Branquinho, Nicky Van Kets et récemment le Walter Store de Van Beirendonck.

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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