Les coûts élevés du e-commerce pèsent sur les résultats de Torfs

Hoge kosten e-commerce wegen op resultaten Torfs

Durant l’exercice écoulé le bénéfice de l’enseigne de chaussures Torfs  s’est à nouveau considérablement réduit. Bizarrement ce recul est dû en grande partie au succès de son propre webshop.


Marges en baisse

L’an dernier Torfs a réalisé un chiffre d’affaires total de 145,6 millions d’euros (+2%), mais le bénéfice opérationnel a reculé de 4,1 millions d’euros à 1,4 million d’euros. Le bénéfice net est lui aussi en forte baisse. La rentabilité de la chaîne est sous pression depuis un moment déjà : ces cinq dernières années l’enseigne de chaussures a vu sa marge ebitda (la part du bénéfice brut d’exploitation dans le chiffre d’affaires) reculer de 15 à 8%.


Cette baisse du bénéfice s’explique en grande partie par les coûts élevés liés au e-commerce. Torfs vend de plus en plus de chaussures en ligne, or dans l’e-commerce les marges sont nettement inférieures vu les coûts colossaux. « Les coûts pour l’expédition des colis sont élevés », explique le CEO Wouter Torfs dans le journal De Tijd. « En outre, nous prenons les coûts des retours à notre charge. Et en plus nous devons investir dans la publicité en ligne et la technologie. Autant de frais que nous n’avions pas auparavant. »


Zalando et bol.com

Dans un certain sens Torfs est donc victime de son propre succès (online). Aujourd’hui l’enseigne vend 17% de ses chaussures via internet et l’an dernier le webshop a connu une croissance de 20%. Pourtant la chaîne de chaussures ne peut faire autrement que d’investir dans l’e-commerce, estime l’experte en retail Els Breugelmans de la KU Leuven : « Si vous n’avez pas de webshop, vos clients vous laisseront tomber pour Zalando. Et dans ce cas, vous aurez un vrai problème. »


Torfs va réexaminer son approche en ligne, mais n’envisage pas d’introduire des frais d’expédition. « Cela constituerait un handicap concurrentiel trop lourd », estime le CEO. Néanmoins l’entreprise va revoir son webshop néerlandais et sa collaboration avec bol.com, car l’an dernier ces canaux étaient déficitaires.