Les effets de change plombent le chiffre d’affaires d’Adidas

Les effets de change plombent le chiffre d’affaires d’Adidas

Grâce à la Coupe du monde de football au Brésil, l’année 2014 s’annonce prometteuse pour Adidas. Un coup de pouce dont a bien besoin le fabricant allemand d’articles de sport, dont les résultats continuent d’être affectés par la force de l’euro.

Résultats trimestriels au-delà des attentes

Au cours du « quatrième trimestre exceptionnellement fort » Adidas a réalisé un bénéfice de 42 millions d’euros, alors que les analystes tablaient sur 37,1 millions d’euros. Le chiffre d’affaires a lui aussi dépassé les attentes : il progresse de 3,3% à 3,48 milliard d’euros (les analystes prévoyaient 3,41 milliards d’euros).


Hors effets de change cette croissance s’élève à 12%, avec +10% pour Adidas, +9% pour Reebok et +3% pour les activités retail en propre (sur base comparable). Le groupe a déjà laissé entendre qu’il comptait renforcer ses activités retail, en vue de contrecarrer son grand rival Nike.


Financièrement l’année 2013 fut néanmoins une année difficile pour Adidas :  en raison de l’affaiblissement du rouble russe, du yen japonais, du réal brésilien et de la livre turque, le groupe s’est vu contraint en septembre dernier de lancer un avertissement sur résultats. Suite à la force de l’euro le chiffre d’affaires annuel a reculé de 2,6%  à 14,5 milliards d’euros, alors que hors effets de change le chiffre d’affaires  aurait progressé de 3%.


La Coupe du monde de football doit contribuer à la croissance du bénéfice

La persistance des effets de change défavorables explique les pronostics relativement prudents du géant allemand pour 2014, malgré la Coupe du monde de football, pour laquelle Adidas fournit non seulement le ballon officiel – le Brazuca (photo) –, mais également les maillots des différentes équipes nationales.


Pour cette année le groupe table sur un bénéfice compris entre 830 et 930 millions d’euros, légèrement supérieur au bénéfice de 839 millions d’euros réalisé en 2013 et largement en-deçà des attentes des analystes (1 milliard d’euros). Le CEO Herbert Hainer, dont le contrat a été prolongé jusqu’en 2017, reste optimiste : « D’un point de vue opérationnel, il ne fait aucun doute que 2014 sera une excellente année pour nous. »

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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