Les enseignes de vêtements belges traversent une période difficile

Les enseignes de vêtements belges traversent une période difficile

Après une année médiocre en 2016, les résultats de bon nombre d’enseignes de mode en Belgique se sont également avérés décevants au premier semestre de 2017. Pourtant après les faibles performances de l’an dernier une amélioration était attendue.

Météo défavorable et faible confiance du consommateur

2016 fut une année sombre pour le secteur de la mode en Belgique, avec la fermeture des magasins de Charles Vögele et la faillite de MS Mode Belgique. D’autres chaînes sont également à la peine, comme JBC, LolaLiza et C&A, qui ont vu leur chiffre d’affaires régresser dans notre pays.


Différents facteurs expliquent ces faibles résultats : une météo défavorable, tant en été qu’en hiver,  et les attentats du 22 mars qui ont eu un impact particulièrement négatif. « De ce fait les gens ont évité les centres commerciaux et les centres-villes », explique l’expert en retail Gino Van Ossel. « D’autre part la confiance du consommateur était déjà à un niveau très bas auparavant. » Les enseignes de mode constatent également que les consommateurs dépensent leur argent à d’autres choses et moins aux vêtements. Et cette année encore, contrairement aux attentes, il n’est toujours pas question d’une hausse du chiffre d’affaires.


Montée du fast fashion

Seules les chaînes meilleur marché, comme H&M, Zara et Primark, ont vu leur chiffre d’affaires progresser et n’ont subi qu’une légère baisse de leur bénéfice. « Souvent les chaînes étrangères sont montrées du doigt lorsque le secteur textile est en difficulté, mais à tort », estime Van Ossel. « Le vrai problème est que le segment moyen souffre de l’ascension de H&M et co. L’enseigne belge JBC en est victime, tout comme la chaîne néerlandaise C&A. » Un CEO d’une enseigne du segment moyen estime en effet que la montée des chaînes fast fashion est plus importante que la montée du e-commerce.


Selon Van Ossel, la pression sur le bénéfice des chaînes de mode persistera. Vu l’énorme concurrence, celles-ci doivent accorder davantage de réductions, tout en continuant à investir dans le commerce en ligne.