Les groupes de luxe PPR et Louis Vuitton continuent à ignorer la crise

Les groupes de luxe PPR et Louis Vuitton continuent à ignorer la crise

La crise ne semble pas avoir prise sur les groupes de luxe français. Les riches Asiatiques et principalement les Chinois sont toujours très friands d’articles de luxe, et ce au grand contentement des géants LVMH et PPR : leur bénéfice net a progressé de plus 25% au premier semestre.

Forte croissance pour PPR, malgré Puma

Le groupe PPR, anciennement  Pinault-Printemps-Redoute, avec dans son portefeuille entre autres Gucci et Yves Saint Laurent, a connu un excellent premier semestre. Le chiffre d’affaires total a augmenté de 16,7% à 6,38 milliards d’euros, alors que le bénéfice net des activités poursuivies a progressé de 25,1% et s’établit à 542 millions d’euros. La croissance est attribuable principalement à la division de luxe avec +30%, alors que la division sport (Puma) connaît un recul de -9%.


François-Henri Pinault, PDG du groupe, se dit « très satisfait » des performances de son entreprise durant le premier semestre : « Non seulement nos revenus ont augmenté de 17%, mais nous avons également réalisé une forte croissance tant de notre bénéfice que de notre marge. » La plus forte croissance a été réalisée en Asie, alors que la zone euro est en perte de vitesse. Celle-ci ne représente plus que 40% du chiffre d’affaires total, la France à peine 23%.


« La force de nos marques, l`excellence de nos produits et l’engagement de nos collaborateurs sont les fondamentaux qui soutiennent notre confiance dans la capacité de notre groupe à réaliser une croissance soutenue de son chiffre d’affaires au second semestre 2012 et des performances financières supérieures à celles de 2011 en année pleine », affirme le CEO.


Bond en avant aussi pour Louis Vuitton, grâce aux montres …

Le groupe de luxe Moët Hennessy Louis Vuitton, communément LVMH,  enregistre un chiffre d’affaires de 12,97 milliards d’euros pour le premier semestre, soit une croissance de 26%. Le bénéfice net augmente de 28% pour atteindre 1,68 milliards d’euros durant la période de janvier à juin inclus.


Cette solide croissance a pu être réalisée grâce à la division des ‘montres et joaillerie’ (Bulgari, TAG Heuer, Hublot) principalement, qui a progressé de pas moins de 133% par rapport à l’année dernière. La division des ‘vins et spiritueux’ – avec en plus des deux marques éponymes d’autres grands noms tels que la Veuve Cliquot, Glenmorangie et Dom Pérignon – a fait un sérieux bond en avant avec une croissance de près d’un quart.


Toutefois la division mode reste la plus importante tant au niveau du chiffre d’affaires que du bénéfice : quasi la moitié du bénéfice du groupe provient de cette activité (Gucci, Givenchy et Marc Jacobs). Par contre les marges sont en recul. LVMH attribue cette baisse notamment aux « dépenses de marketing chez Louis Vuitton.»


… et malgré la Fnac

Tout comme PPR, LVMH détient une branche ‘non-luxe’ dont les performances sont nettement moins bonnes que celles du reste du groupe. Pour PPR, il s’agit de la Fnac, qui la semaine dernière annonçait des pertes et que PPR après des restructurations difficiles souhaiterait revendre.


« L’excellente performance de LVMH au premier semestre témoigne une fois de plus de l’exceptionnel pouvoir d’attraction de nos marques, de l’attrait pour nos produits de haute qualité artisanale et de la pertinence de notre stratégie . Innovation continue, succès des lignes iconiques, développement de nos savoir-faire, expansion ciblée, autant d’initiatives qui renforcent nos Maisons. » déclare fièrement Bernard Arnault, PDG du groupe.


« Nous abordons la deuxième partie de l’année avec confiance et comptons sur la créativité et la qualité de nos produits, ainsi que sur l’efficacité de nos équipes, pour poursuivre les gains de parts de marché dans nos pays historiques et dans les territoires émergents à fort potentiel», poursuit-il.


La fin de la croissance n’est pas encore en vue

Malgré un ralentissement de la demande en Chine, l’un des plus grands marchés au monde, les géants du luxe continuent leur progression exponentielle. Le secteur du luxe ne semble pas connaître de limites et malgré l’apparition des premiers signes de déclin, personne n’oserait encore prétendre que la fin de la croissance est en vue …

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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