Première pour Farfetch : plus d’un milliard de dollars de ventes

Première pour Farfetch : plus d’un milliard de dollars de ventes
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L’année dernière, le chiffre d’affaires de la plateforme de luxe en ligne, Farfetch, a atteint pour la première fois le seuil magique d’un milliard de dollars, bien que les pertes ont, en même temps, considérablement augmenté.

 

Le chiffre d’affaires continue de croître fortement

Farfetch a finalement réalisé un chiffre d’affaires de 1,02 milliard de dollars (930 millions d’euros), soit une augmentation de 69 % par rapport à 2018. Le volume brut des ventes est passé de 1,41 milliard de dollars à 2,14 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros). La perte brute d’exploitation ajustée a encore augmenté, passant de 95,7 millions de dollars à 121,4 millions de dollars (110 millions d’euros). En pourcentage, le chiffre d’affaires (+69,5 %) a bien plus augmenté que la perte d’exploitation (+26,8 %).

 

Ces deux évolutions ont été encore plus prononcées au quatrième trimestre 2019 : alors que le chiffre d’affaires a doublé pour atteindre 382 millions de dollars (340 millions d’euros), la perte après impôts a été multipliée par dix, passant de 9,9 millions de dollars à 110 millions de dollars (100 millions d’euros). Le volume marchand a affiché une hausse de 60 % pour arriver aux 740 millions de dollars (670 millions d’euros). 

 

En 2020, Farfetch vise encore à augmenter le volume brut des ventes de 40 à 45 % pour atteindre au moins trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros). En outre, la société s’attend à ce que la perte d’exploitation ajustée diminue jusqu’à atteindre un chiffre compris entre 70 et 80 millions de dollars (65 à 70 millions d’euros). Comme d’habitude, un passage concernant le coronavirus apparait aussi dans le communiqué de presse : le CEO, José Neves, se réjouit que « l’impact de la crise sur l’entreprise n’ait pas encore été significatif » et que « le modèle de la plateforme Farfetch soit encore plus résistant face à la situation actuelle ». Pourtant, il doit lui aussi admettre que l’avenir semble « incertain » si la crise venait encore à se prolonger de manière significative.