Un investisseur déjoue le buy-out chez Hudson’ s Bay

Hudson’s Bay a trouvé un investisseur : l’investisseur privé Catalyst prend une participation de 10% dans le groupe de grands magasins en difficulté. Les actionnaires espèrent ainsi déjouer les plans visant à retirer le groupe canadien de la bourse.


Echec du management buy-out

Le groupe d’investissement canadien Catalyst rachète 10% des actions de Hudson’s Bay. L’entreprise bénéficie ainsi d’une injection de capital de 187 millions de dollars (168 millions d’euros), dont elle avait bien besoin. Toutefois cette reprise revêt avant tout un intérêt stratégique : l’arrivée de Catalyst pourrait bloquer les plans du président du conseil d’administration Richard Baker.


Vu la chute du cours de l’action de l’entreprise, Baker propose de retirer l’action de la bourse comme tentative de sauvetage ultime. En début d’année Baker, avec une partie des actionnaires actuels, qui ensemble détiennent 57% des actions, a lancé une offre de 1,74 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros). D’autres actionnaires par contre ont jugé l’offre insuffisante. Depuis l’entreprise est dans l’impasse.

 

Catalyseur pour les Pays-Bas ?

La venue de Catalyst pourrait donc être un véritable catalyseur pour Hudson’s Bay. Le nouvel actionnaire poussera probablement à de nouvelles mesures d’austérité, explique le professeur Cor Molenaar de la Erasmus Universiteit Rotterdam à la plateforme De Ondernemer, tandis que la chaîne grâce à ce capital frais bénéficiera d’une marge de manœuvre pour procéder à de nouvelles mesures.


L’une de ces mesures pourrait être le retrait des Pays-Bas. « Je ne serais pas surpris s’ils se séparent des marchés non rentables. D’abord il faudra régler les revendications, mais si le montant de rachat est inférieur aux pertes qu’ils subissent, ils partiront », estime Molenaar.


Quant à l’Allemagne et la Belgique, Hudson’s Bay leur a d’ores et déjà tourné le dos, maintenant que le groupe canadien a cédé sa participation dans l’entreprise fusionnée Galeria Kaufhof Karstadt à Signa Retail. Pour le marché néerlandais un conseiller financier a été désigné afin d’examiner les options.