Van de Velde parvient à limiter la baisse de son chiffre d’affaires

Le groupe de lingerie Van de Velde, qui détient notamment les marques Marie Jo et Prima Donna, a vu son chiffre d’affaires reculer de 1,8%. Une baisse moins importante que ce qu’on aurait pu craindre sur base des chiffres du premier semestre.


CA de 205,2 millions d’euros

Pour connaître les résultats complets de l’exercice comptable 2018, il faudra patienter jusqu’au 27 février, toutefois le fabricant de lingerie de Schellebelle a levé un coin du voile en publiant un ‘trading update’ : le chiffre d’affaires du groupe s’est établi à 205,2 millions d’euros. C’est « mieux que prévu”, puisque la baisse s’est limitée à 1,8% par rapport à l’an dernier où le groupe avait réalisé un chiffre d’affaires de 209 millions d’euros. A titre comparatif : au premier semestre le chiffre d’affaires avait chuté de près de 4% ; proportionnellement le deuxième semestre s’avère donc bien meilleur.


Des chiffres encourageants pour la toute nouvelle CEO Marleen Vaesen, qui néanmoins aura une lourde mission à accomplir. « La mode de la lingerie en particulier est un business dynamique, complexe et très compétitif, qui devient de plus en plus difficile », écrit Tom Simonts, économiste financier de KBC Securities. « Les marges, surtout pour les propriétaires de magasins, pourraient baisser suite à différents facteurs », notamment les exigences toujours plus élevées du consommateur, l’inflation grandissante en combinaison avec une stagnation de la hausse des salaires, qui pèsera sur le pouvoir d’achat, et la concurrence accrue de l’online.


« Ce dernier facteur en particulier constitue un énorme défi », selon KBC Securities. « Vu l’importance grandissante des canaux en ligne, les ‘high street stores’ seront obligés d’être plus performants. Mais comment les retailers peuvent-ils maximaliser le rendement de leurs investissements dans l’immobilier commercial, si les réductions de prix sont la seule manière de garantir les ventes, mais ce qui en même temps érode les marges », s’interroge l’expert financier.  Chez Van de Velde ce sera donc à Marleen Vaesen de trouver une réponse adéquate à cette question.