Vivarte : lourdes restructurations et indignation concernant la prime de départ de l’ex-PDG

Vivarte : lourdes restructurations et indignation concernant la prime de départ de l’ex-PDG

Le groupe de mode français Vivarte a annoncé la suppression de 1600 emplois. L’enseigne La Halle aux Vêtements est la plus lourdement touchée. Par ailleurs  la prime de départ empochée par l’ancien CEO Marc Lelandais défraye la chronique.

Près d’un magasin de vêtements sur trois contraint à la fermeture

Vivarte, le groupe chapeautant notamment les enseignes Naf Naf, Chevignon et Kookaï, va supprimer 1.600 des 17.000 emplois. La Halle aux Vêtements, l’une des principales chaînes de Vivarte, est la plus touchée : sur 620 magasins au total 174 fermeront leurs portes, et 32 autres magasins pourraient être fermés, faute de repreneurs. Sur les 4.000 emplois, 1.520 seront supprimés, soit plus d’un emploi sur trois.


L’enseigne de chaussures André est elle aussi concernée par ces mesures : 37 magasins sur les 247 au total fermeront et 200 employés sur les 500 environ risquent de perdre leur emploi. Chez Kookaï 32 emplois passeront à la trappe.


Des mesures draconiennes qui s’expliquent par les médiocres résultats du groupe français : au cours de l’exercice fiscal 2013-2014 Vivarte a vu son chiffre d’affaires consolidé régresser de 10,3% à 2,68 milliards d’euros, alors que sa dette atteignait 2,8 milliards d’euros. La Halle aux Vêtements est en recul depuis trois années consécutives et a essuyé une perte de 60 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 560 millions d’euros au cours de l’exercice 2013-2014. Tout cela au profit des grands concurrents, comme Kiabi et surtout Primark qui s’accaparent les clients et le chiffre d’affaires.


Retour au segment discount

Après les lourdes restructurations, le PDG Richard Simonin, aux commandes depuis octobre dernier, entend miser pleinement sur les prix discount. Il rompt ainsi avec l’héritage de son prédécesseur Marc Lelandais, qui a remplacé  Georges  Plassat en 2012 (ce dernier ayant rejoint Carrefour) et qui avait décidé  de positionner Vivarte dans un segment plus élevé. Un changement de cap qui a donc totalement échoué.


Par ailleurs la prime de départ empochée par Lelandais lors de son licenciement en octobre 2014 défraye  la chronique. Selon le journal Le Parisien, Lelandais aurait touché un chèque de plus de 3 millions d’euros, ce qu’a formellement démenti l’ex-PDG dans le journal Le Monde : « Le document présenté est erroné et le montant ne correspond pas à mes indemnités de départ », a-t-il déclaré.

 

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