GfK: « Quand le consommateur belge va-t-il enfin à nouveau dépenser? »

GfK: « Quand le consommateur belge va-t-il enfin à nouveau dépenser? »

Pour le retail belge, le premier trimestre 2012 est de loin le plus mauvais trimestre depuis des années, selon les calculs des experts de GfK Retail & Technology, publiés dans la seconde édition de leur Retail Reports.

La crise européenne touche également le consommateur belge                                                 retail-Q1-2012

L’index, basé sur la somme de tous les marchés non-food mesurés par le bureau d’études GfK Retail & Technology, s’élève à peine à 97,1 au premier trimestre de cette année – bien en-dessous des 102,3 de l’année dernière.  La confiance du consommateur a également fortement chuté durant le premier trimestre, pour atteindre au mois de février son niveau le plus bas depuis avril 2009.

 

Maigre consolation: la Belgique obtient des résultats nettement meilleurs que ceux des pays européens du bassin méditerranéen.  Toutefois au mois de mars, suite à une augmentation inattendue du produit intérieur brut, l’on constate une remontée de la confiance du consommateur. Une tendance qui, espérons-le, se poursuivra au second trimestre. 


La technologie est signe d’espoir

Dans toute cette morosité, la technologie semble quelque peu sauver la situation. La vente des smartphones et des tablettes a continué sa progression durant le premier trimestre, et ce sont ces groupes de produits principalement qui limitent un tant soit peu  les dégâts, selon GfK.  De plus, ceux qui investissent dans une tablette, veulent tirer un maximum de profit de cet investissement important en achetant toutes sortes d’accessoires.

 

L’ascension de technologies nouvelles et mobiles marque très nettement le secteur retail: au trimestre passé, la vente par internet a connu une croissance à deux chiffres, principalement grâce aux retailers qui intègrent le canal de vente en ligne à leurs points de vente physiques.  Pour Wim Boesmans, business consultant Retail chez GfK, ceci est une preuve évidente qu’une approche multicanal porte réellement ses fruits, même en temps de difficultés économiques.
 
Toutefois tous les gadgets électroniques n’ont pas connu le même succès : les gsm et les laptops souffrent du succès de leurs concurrents plus perfectionnés et entraînent ainsi dans leur chute tout le marché de l’électronique grand public. 


L’électroménager se maintient

Contrairement à la tendance générale, le gros électroménager (les produits blancs) a connu son chiffre d’affaires le plus important depuis 2009.  La croissance a principalement été réalisée pendant la période des soldes.

 

Grâce à l’engouement culinaire actuel, les appareils de cuisine ont été épargnés par la crise, avec une croissance de plus de 10%.  Par contre, les Belges sont plus économes pour les autres catégories d’appareils ménagers, bien qu’ils préfèrent investir dans un produit plus cher et de qualité que dans des alternatives meilleur marché.
 

Le consommateur est très sensible aux tendances et aux bonnes affaires

Dans le domaine de la mode, les premières observations de GfK démontrent qu’en 2012 le phénomène de la ‘recessionista’ est toujours présent : la fashionista qui malgré la crise tient absolument à s’habiller ‘mode’, mais  pour un petit budget. Cette attitude a entraîné une croissance significative de la vente d’accessoires (+10%) et de chaussures (par exemple +14% pour les chaussures pour dames), afin d’apporter, sans se ruiner, une touche actuelle et personnelle aux tenues.

 

Bien que le consommateur belge réduise clairement ses dépenses, il reste très sensible aux tendances.  Il ne délaisse pas facilement sa tablette et son nouveau hobby de cuisinier, mais il épargnera certainement là où il peut.  En d’autres termes, celui qui saura déjouer la crise économique, fera de bonnes affaires, pour les autres, il ne reste plus qu’à attendre … jusqu’à ce que le consommateur ose à nouveau dépenser. 

 


Le second Retail Report GfK belge peut être consulté en ligne sur www.gfk-retailreports.be.  Vous y découvrirez également les ambitions de croissance du bureau d’études dans deux nouvelles branches : « Fashion » et « Tourisme ».

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